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a soul can know ( orion )

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MessageSujet: a soul can know ( orion ) Ven 15 Sep - 0:32

Oh, elle n'aimait pas cet endroit. L'oasis. Pour certains, synonyme de calme et de havre de paix. Un lieu d'une douceur incomparable, éloigné de l'agitation carnassière des quartiers colorés et festifs de manaolana, brassé par un vent suave et cerné par un océan infini. Pour Adrianna, ce lieu était synonyme d'un silence cannibale, et d'une solitude insupportable. Elle savait très bien qu'elle était ridicule; qui a peur du silence ? Les regrets sont bien trop bruyants quand il n'y a aucun bruit autour de moi. Il était donc évident qu'elle n'avait pas choisi l'oasis pour se relaxer; si son but avait été de se relaxer, elle aurait été allée se faire masser avec Haze. Celle ci n'était jamais la dernière pour se complaire dans une vaine oisiveté. Oui, Haze était une vraie hédoniste, une épicurienne.

Le soleil se noyait tout doucement dans les eaux fauves; on aurait dit qu'il se jetait tout droit dans un enfer placide et sombre. Le ciel était incendiaire. Adrianna n'avait jamais vu un ciel aussi beau de toute sa vie. Elle entendit Orion soupirer derrière elle. Elle se retourna. Comme elle, son cousin avait ses beaux yeux cobalts rivés vers le spectacle que la nature avait la générosité de leur offrir. Sans doute savait-il poser les mots sur les couleurs qu'Adrianna ne pouvait qu'admirer. Elle aurait aimé être aussi chatoyante. Le ciel était une belle femme, la plus sauvage qui soit. La californienne finit par s'asseoir sur la nappe qu'elle avait dépliée, et ouvrit sa glacière. Elle est belle cette vue, hein ? Je suppose que ça t'inspire ? Elle avait proposé à son cousin de venir manger tranquillement avec elle loin des autres, mais maintenant, elle ne savait pas comment lui parler sans que cela sonne faux.
Cela lui faisait bizarre, l'impression de marcher sur des œufs avec son propre cousin. De ne pas savoir quoi dire, de ne pas savoir quoi faire.
Habituellement, Adrianna n'était pas une reine de l'empathie, mais il fallait être complètement idiot pour penser que son cousin se plaisait sur l'île.
Adri savait très bien qu'il n'était pas le plus sociable, et qu'il était bien plus à l'aise en compagnie des courbes qu'il crayonnait à longueur de journée. Pas étonnant que la majorité de ses loisirs soient silencieux et solitaires. Adrianna se mordit les lèvres. Non, elle ne savait pas comment aborder le sujet. La gêne était grandissante et ce n'était pas Orion qui allait décrocher le premier mot. Et puis merde. Si elle ne disait rien maintenant, ce serait foutu. Ecoute Orion.. j'vois bien que t'es pas à l'aise.. pas vraiment heureux.. ça va ? Elle lui tendit un verre de limonade - elle savait bien qu'il détestait l'alcool- et croqua dans un sandwich au concombre. Ce n'était pas dla grande cuisine, mais ça lui donnait quelque chose à faire en attendant la réponse de son taiseux cousin. Je sais que c'est pas forcément simple.. y'a beaucoup de monde.. beaucoup de têtes de cons qui plus est. Adri avait bien des noms en tête mais n'allait pas les dévoiler. Pleins de questions se pressaient dans son esprits tels des insectes rampants. En ayant son cousin aussi prêt d'elle, elle l'avait négligé. S'était-il fait des amis ? Avait-il rencontré une fille ? Parlait il seulement à des gens en dehors d'elle même et louka ? Sans être un marginal, son cousin avait quand même tendance à rechercher une solitude qu'il désirait ardemment. Si bien qu'il était dur de dire si cette solitude pouvait un jour l'étouffer jusqu'à ce qu'il ne se laisse emporter.


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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Ven 29 Sep - 11:13

a soul can know
Adrianna Galvez & Orion Galvez
Il ne savait pas vraiment ce qu’il faisait ici. Ce qui l’avait à un moment poussé à accepter de signer pour atterrir sur une île ou la plupart des gens étaient bien éloignés de sa personnalité réservée. Oui, il était libre d’y dessiner autant qu’il voulait sans avoir à faire face au rejet de ses parents. Il pouvait s’isoler et passer la journée entière, les pieds enterrés dans le sable chaud, son calepin hâtivement griffonné de tous les côtés. Il pouvait.
Pour autant, il ne se sentait pas à son aise. Pas réellement. Si ce n’était pour Adrianna et Louka – qui lui prenait un malin plaisir à le pousser dans ses retranchements -, il n’avait pas de réels amis sur cette île. Manaolana.
Il regarda d’ailleurs le dos de sa cousine, notant au passage son ton qui se faisait plus hâlé à mesure que les jours passaient. Elle était belle Adrianna. D’une beauté sauvage qui ne cessait de capturer son regard. Une femme fougueuse qui n’avait pas froid aux yeux et à côté de qui il se sentait toujours si petit… Il l’enviait Adrianna. Il l’admirait. Elle savait ce qu’elle voulait et elle finissait inévitablement par l’obtenir. Elle était pleine de volonté et elle n’avait pas peur de tout envoyer balancer pour atteindre ses objectifs. Pas lui. Difficile à croire qu’ils étaient bien de la même famille.
« J’ai laissé mon carnet à la maison… Mais ouais… C’est plutôt magique cette île. » répondit-il en esquissant un sourire plus franc.

Adrianna était venu le tirer de sa solitude. Ils allaient pique-niquer qu’elle lui avait balancé avant de se tirer rapidement en direction de ce petit lopin de sable doré. Une oasis. Tout ce qui pouvait bien l’angoisser en quelque sorte. C’était une île mais en plus petit et le souci c’est qu’il pouvait très bien voir les flots encercler le sol où il se trouvait.
Il oublia quelques instants son tourment en l’entendant poser ladite question. Il avait espéré y échapper mais de toute évidence sa cousine avait jugé que c’était le moment d’en parler. De son malaise, de son habituelle réserve et de cet air toujours renfermé qu’il arborait même alors qu’il pensait être heureux avec ce qu’il avait.
Il posa ses fesses sur le sable en faisant abstraction de la mer qui venait lécher le sable de la plage et ce de toute part.
« Adri… Je te jure que ça va. » soupira-t-il dans une vaine tentative de la rassurer. « Je te jure ! J’ai la possibilité de dessiner sans que personne ne vienne me juger et puis je t’ai toi et… Louka… »

Il secoua la tête en prononçant le prénom de leur colocataire, un léger sourire aux lèvres. Ce gars-là était particulier mais il se surprenait à l’apprécier. Il changeait. Il laissait Orion le dessiner et plaisantait tout le temps, détendant souvent l’atmosphère. Il ne le gênait nullement et il remerciait presque sa cousine de lui avoir en quelque sorte présenté.
Il attrapa le verre de Limonade et en avala une gorgée avant de continuer.
« Ok peut-être que je ne sors pas beaucoup… » commença-t-il. « MAIS… J’ai suivi ton conseil et la dernière fois je suis allé au bar. J’ai rencontré un gars. Alaska. Il est plutôt sympa même s’il me mettait un peu mal-à-l’aise parfois. »
Ce n’était pas tellement étonnant en réalité. Orion avait du mal avec les relations humaines et il détestait se faire aborder pour la simple et bonne raison qu’il ne savait pas quoi dire, comment réagir. C’était dur pour lui. Ça le faisait chier aussi d’être ainsi…
« Je suis aussi allé à la piscine mais il n’y avait pas grand monde… » dit-il en haussant les épaules. « Et toi alors ? Tu t’es fait une copine ? Laisse-moi deviner… Elle est blonde et un peu désinhibée ? »
Il lâcha un léger rire en finissant de boire. Adrianna avait toujours eu cette facilité à tisser des liens qui faisaient royalement chier leur famille plutôt conservative. Lui, il ne pouvait qu’approuver.

Petit mot:
 




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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Lun 2 Oct - 21:30

Orion était si intelligent. Malgré toutes ses années de proximité, de rejet qui les avaient poussé à graviter ensemble, loin de leurs familles respectives, elle n'avait jamais vraiment su - ou même oser demander, ce qui était si inhabituel de sa part- ce qu'il pensait réellement d'elle. Les yeux avec lesquels il regardait le monde, le regard avec lequel il analysait les gens, tout cela la rendait si curieuse. Que voit-on quand on a la capacité de retranscrire un monde meilleur avec un simple coup de crayon. Le voit-on encrassé de laideur, ou le voit-on déjà d'une beauté seulement visible avec le cœur de l'artiste. Adrianna n'en savait rien; elle ne pouvait sans doute pas imaginer. Elle aurait pu le regarder dessiner pendant des heures, discrètement certes; elle n'aimait pas montrer son admiration, même aux personnes qu'elle aimait profondément. Était-ce un aveu de faiblesse ? Redoutait-elle d'admirer les autres car elle savait pertinemment qu'il n'y avait pas grand chose à envier chez elle ? Elle passa la main dans ses cheveux; l'atmosphère de l'île la poussait à l’introspection, et elle n'était pas vraiment sûre d'aimer cela. L'esprit humain était vraiment le pire des enfers. Magique. Oui, son cousin n'avait pas tort. L'île avait été méticuleusement réglée pour plaire à chacun. Était ce magique ou artificiel ? Adrianna ne souhaitait pas non plus se pencher sur la question, alors, elle se contenta de lui rendre son sourire.

Peut-être se trompait elle, peut-être croulait-il sur le bonheur. Peut-être qu'elle interprétait mal les choses. Il était différent d'elle après tout. Elle montrait tout, l'agitait sous le nez des gens; la moindre parcelle de bonheur était encadrée sur twitter, facebook, instagram.. Elle en faisait sans doute trop. Il y avait sans doute d'autre façons de vivre son existence, sans ressentir le besoin de l'étaler embellie de fards sous des yeux inquisiteurs et avides. La discrétion d'Orion était une de ses nombreuses manières d'évoluer dans la vie. Néanmoins, c'était plus son mal-être presque palpable qui l'inquiétait. Son cousin n'était pas fragile, loin de là. Mais il était encore jeune, et elle avait tendance à l'oublier. Vingt ans, c'était à peine sorti de l'adolescence. Elle sourit en se rappelant de ses vingt ans : une vraie idiote prête à conquérir le monde. Elle n'avait que cinq ans de plus à présent, mais elle en avait fait du chemin. Pendant ce temps, Orion tentait vainement de la rassurer, mais il pouvait toujours essayer : aujourd'hui, ils allaient parler. Peut-être qu'il lui mentirait : ce n'était pas l'important. L'important, c'était qu'il sache qu'elle serait là, toujours. Ecoute, si tu ne veux pas en parler maintenant... je comprend. Je veux dire.. tu m'connais, hein. Toi et moi on sait pertinemment ce que c'est de ne compter que sur soi-même, mais.. si tu as besoin, tu pourras toujours me parler. Et à Louka aussi.. en plus d'être un très bon modèle pour dessiner, c'est une oreille attentive, plaisanta-elle en lui faisait un clin d’œil.

Elle ne pouvait que remarquer l'inconfort de son cousin. La faute à la conversation, peut-être ? Adrianna ne voyait pas du tout pourquoi il serait gêné dans un tel recoin de l'île. Elle avait choisi exprès - silencieux, calme, presque désertique- tout ce qu'elle détestait en fait. Parfois elle se demandait ce qu'ils avaient réellement en commun; mais au final, ce genre d'interrogation n'est guère pertinente quand l'on parle de famille. Elle leva un sourcil lorsqu'elle entendit Orion mentionner ce type.. Alaska. Jamais entendu parler. Pas étonnant qu'il mette Orion mal à l'aise. Non seulement il lui en fallait peu.. et en plus, songea t-elle en croquant dans son sandwich, cet îlot était infecté de détraqués en tout genre.. Jenna, Pamela, Sloan.. et puis moi-même, e dit-elle amèrement en se remémorant son éclat de folie dans le bungalow de la rousse. Peut-être qu'elle n'était pas aussi saine d'esprit qu'elle le pensait. Après tout, son abuela lui avait bien parlé de sa propre tante, hystérique au sens propre du terme. Une maladie de femme qu'on disait bien souvent.. bien qu'elle ait vu plus d'hommes céder aux foudres de la colère que de femmes. Mais là encore.. elle avait évité les hommes du mieux qu'elle avait pu durant son existence sur la terre ferme, excepté des amis triés sur le volet. Ah oui ? Je suis sûre qu'il t'a dragué. Ce n'est pas étonnant, beau comme tu es. répliqua t-elle en sirotant un peu de limonade. Elle soupira en entendant son cousin contre-attaquer avec sa "copine blonde et désinhibée" Il parlait certainement de Jack.. J'ai beaucoup de copines, ricana t-elle, évasive.
 
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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Sam 21 Oct - 2:09

a soul can know
Adrianna Galvez & Orion Galvez
Il n’avait jamais été bavard. Se confier était quelque chose qui ne lui était pas familier, à lui, le garçon sans réels amis. Parfois, il lui arrivait pourtant de sortir avec des filles mais elles finissaient inévitablement par le lâcher. Elles le trouvaient trop rêveur, pas assez amusant ou séducteur. La plupart ne venaient vers lui que parce que son apparence les avait séduites. Elles voulaient un peu de plaisir charnel et c’était d’ailleurs tout ce qu’il était réellement capable de leur offrir. Aucune n’avait été faite pour lui.
Si on lui avait demandé quel était son genre de fille, il aurait répondu qu’il lui fallait une artiste. Quelqu’un capable de rêver et de se transporter dans sa réalité à lui. Une réalité à la palette de couleur pastel. Des couleurs douces qui retranscrivaient parfaitement son caractère qu’on jugeait à tort solitaire.
« Je sais Adri… » lui répliqua-t-il dans un sourire plus détendu.
Contrairement aux apparences, sa cousine était une personne sensible et empathique. Elle se souciait constamment de son état d’esprit et il appréciait de se sentir important à ses yeux. Elle était de sa famille et, ici, sur cette île, elle était tout ce qui lui restait de celle-ci. Pas que ça le dérange tellement d’être enfin libéré de cet oppressant carcan.

« Louka ? Compte pas sur moi pour ça ! » fit-il en laissant échapper un rire amusé. « Il est sympa mais ça s’arrête là… J’aurai peur qu’il l’utilise pour me chambrer. »
Il secoua la tête, un sourire aux lèvres. Depuis l’épisode de la piscine, leur colocataire prenait un malin plaisir à s’amuser à ses dépens. Orion le savait gay et c’était loin d’être le genre de choses qui le dérangeaient. Pour autant, il ne l’était pas et ses avances à peine voilées le poussait à se retrancher dans sa chambre pour éviter de rougir en public. Lui confier ses secrets était tout sauf une bonne idée s’il ne voulait pas se faire gentiment chambrer.
« Mais oui, merci… Je sais que je peux compter sur toi. »
Il se gratta la nuque et lorgna sur l’eau salée qui ne cessaient jamais de lécher le sable de la plage.
« A vrai dire j’ai un petit soucis… Rien de bien méchant, hein… » lâcha-t-il en se massant la nuque. « En fait je ne suis pas très à l’aise avec la mer… les piscines aussi mais c’est moins grave quand il y a déjà du monde dedans… »

Il poussa un soupir en avouant sa phobie. Depuis son arrivée ici, il ne l’avait dit à personne. Il faut dire que ce n’était pas quelque chose dont il pouvait se vanter. Venir s’exiler sur une île pour le restant de sa vie alors qu’on a peur de l’Océan… Ce n’était pas malin et il le savait justement…
« Je sais que c’est stupide mais… c’est un peu dur pour moi en ce moment… Il fait chaud et je ne peux pas tellement profiter de la fraîcheur de l’eau. Pathétique, non ? »
Il lui lança un regard tendre et admiratif et loucha sur le sac que tenait sa cousine, se demandant ce qu’il contenait. Il commençait à avoir faim.
« Sinon ouais… Il m’a dragué. Mais je ne suis pas gay alors j’ai fini par m’en aller… » avoua-t-il. « Et toi alors, des copines donc ? Au pluriel. Tu n’as toujours pas trouvé la perle rare ? Adri… tu sais j’aimerai vraiment te voir réussir à être heureuse avec quelqu’un un jour. Tu sais, amoureuse d’une fille bien qui prendra soin de toi et t’aimera parce que tu es vraiment… extra… »
Sur ces mots, il attrapa le sac et l’ouvrit avant de fouiller dedans en plissant le nez dans une moue concentrée. Ça sentait bon.
« Je peux… ? »




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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Mar 31 Oct - 19:53

Elle aurait tant aimé que l'idée de se confier à elle vienne naturellement à Orion. Mais elle pouvait comprendre sa méfiance. Dans une famille telle que la leur, cela relevait de l'instinct. Même sa mère a elle lui avait toujours rabâché de garder ses soucis bien enfouis en elle, et de régler ses propres problèmes, à la dure, s'il le fallait. Cela expliquait sans doute beaucoup de chose, mais Adrianna n'avait jamais ressenti le besoin de combler l'abîme qui régnait en elle, comme dans chacun, avec des théories psychanalytiques. En plus d'être une perte de temps, cela n'arrangerait absolument pas les relations tendues entre les membres de la famille Galvez. Autant mépriser les rêveries et les élucubrations pseudo-intellectuelles et chérir ceux qui lui restaient et qui l'aimaient encore un peu; dans le cas présent, son cousin, et toute la complexité de son monde. D'un coup, son visage s'était relâché, comme celui d'un enfant somnolent. Elle ne put s'empêcher d'apprécier la finesse de ses traits; Orion avait le physique d'un playboy un peu torturé, élancé et aux yeux sombres. Elle en avait connu, des jolies filles dont les cœurs avaient été mis sans dessus dessous par son élégant cousin, sans même qu'il n'ait à leur parler. De toute façon, aux yeux acérés d'Adrianna, elles n'étaient jamais assez bien. Elle avait déjà l'image de la fille parfaite pour Orion en tête; parfois, elle se surprenait même à rêver de repas de famille, à quatre, assis dans leur petit pavillon. Ces pensées, aussi récurrentes soient-elles, ne manquaient jamais de la surprendre : jusqu'à présent, elle ne s'était jamais encombrée de sentimentalisme. Te faire jeter dehors comme une chienne errante t'as vraiment bousillé l'esprit, ma pauvre, songea t-elle.

« Louka ? Compte pas sur moi pour ça !  Il est sympa mais ça s’arrête là… J’aurai peur qu’il l’utilise pour me chambrer. »
Fallait bien avouer qu'il avait une grande gueule, le Louka. Moqueur comme un oiseau de proie. Et il était si facile d’embarrasser son cousin.. Adrianna sentit un carmin coupable colorer ses joues rebondies en se remémorant toutes les blagues un peu cruelles qu'elles avait pu faire à Orion en compagnie de ses cousins les plus âgés. Il est infernal, ce garçon. Il a été bien trop flatté quand tu l'as dessiné. Car même si leur colocataire faisait tourner Orion en bourrique, Adrianna restait persuadée qu'il avait été touché par le geste, voire même séduit. Habituée aux lumières, elle-même était flattée quand son cousin croquait son visage sur un coin de papier. Elle porta la bouteille d'eau à ses lèvres et avala une gorgée généreuse, qui fit bien plus de bruit que prévue. Certes, le soleil se couchait, mais l'air restait lourd. Bien qu'elle fut habituée au temps sec et impardonnable de la californie, elle préférait rester hydratée, comme le lui avait toujours conseillé sa mère. Un des rares conseils maternels auxquels elle avait prêté attention, par ailleurs.

Elle ne put s'empêcher de marquer un temps d'arrêt à l'annonce de la phobie d'Orion. Pour tout dire, elle était surprise. Orion avait littéralement vécu sur une île, et maintenant, il lui annonçait qu'il était effrayé par les profondeurs ? Bien sûr, elle pouvait comprendre. Personne n'est à l'aise face à l'obscurité intangible d'un monde dont l'immensité est inconnue de l'homme. Il lui arrivait même de ressentir un malaise, les pieds dans le vide, les yeux fermés, le cœur au ralenti et en apnée, lorsqu'elle se laissait porter par les doux remous de l'océan pacifique. Je.. je n'en avais aucune idée. Faut dire que tu es plutôt mal tombé, sur cette île. Elle tenta lourdement de faire une blague; à vrai dire, elle ne savait pas trop quoi dire. Elle n'était pas particulièrement à l'aise face aux épanchements et aux confidences. Question idiote mais.. t'as déjà vu quelqu'un à propos de ça ? Le malaise transperçait légèrement dans sa voix, plus aiguë qu'à l'habitude. Mais les Galvez n'étaient pas à l'aise avec la notion de condition médicale  en général, et Adrianna ne faisait pas exception à la règle, bien qu'elle fut parfaitement consciente qu'une phobie n'avait rien d'honteux ou d'incontrôlable.

La conversation dévia très vite sur leur vie amoureuse, aussi catastrophique l'une que l'autre, semblait-il. C'était un sujet dont Adrianna mourrait d'envie d'aborder, mais qu'elle rejetait aussi violemment. Elle n'était pas encore prête à admettre ses fautes et à se flageller pour un pardon. Oh, qu'il était mignon, son cousin. Il l'idéalisait beaucoup trop. La perle rare.. Si rare qu'il lui aurait fallu remuer ciel et mer, déambuler sur l'ensemble de ces terres pour oser croiser son regard à nouveau. Elle avait eu sa chance avec Grace, elle avait tout gâché. Elle aurait pu construire quelque chose avec Caesar, mais elle avait pris tout ce qui n'allait plus dans sa vie et l'avait matraquée avec. Pour l'instant, elle ne méritait ni amour, ni absolution. Tu sais.. je pense que j'ai eu quelques chances dans la vie, et que j'ai craché dessus. Un peu de solitude ne me fera pas de mal.. Ça m'a beaucoup manqué, ces dernières années. Elle observa son cousin farfouiller dans le sac où elle avait empilé une salade d'haricots et des tortillas de mais. Il gardait une mine concentrée, comme un gosse qui tente vainement de résoudre une vilaine équation. Sers toi. J'ai essayé de refaire la recette de notre abuelita. Pas sûr que ce soit extrêmement fidèle, mais bon.
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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Dim 5 Nov - 20:49

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Adrianna Galvez & Orion Galvez
Personne n’était parfait, c’était un fait. Lui le premier et il n’avait aucun mal à l’avouer. Orion avait une multitude de défauts planqués derrière sa carapace de timidité. Il était peu sociable, tantôt grognon tantôt curieux à la limite de l’indiscrétion. Il avait pris l’habitude de suivre les gens qui lui tapaient dans l’œil et ne les lâchait qu’après leur avoir tiré le portrait. Oui, Orion n’était décidemment pas la meilleure personne sur cette Terre mais, au fond, il pouvait se vanter d’être gentil.
C’est ainsi que de nombreuses filles s’étaient intéressées à lui. Après tout, à première vue, il avait tout de l’homme mystérieux avec son allure latino qui le prédisposait à jouer le rôle du bad boy ténébreux. Ce qu’il n’était définitivement pas. Ses seules frasques se résumaient alors à s’éclipser du domicile familial pour se planquer sur les toits et y tracer des paysages. Il n’avait jamais été le genre de garçon qui s’intéresse aux drogues et toutes ces choses de l’ombre. Il n’en avait pas besoin, il allait très bien.
Il jeta un regard à Adrianna et laissa un sourire flotter sur ses lèvres. Non, elle non plus n’était pas parfaite. Il était rêveur mais pas aveugle. Il savait que sa cousine avait fait un tas de conneries et il s’en contrefichait comme de sa première dent de lait. Il l’aimait comme elle était parce, justement, Adri était entière. Elle ne se laissait pas faire, elle n’avait pas peur de montrer qui elle était et ce, même dans les émissions de télé que ses parents lui interdisaient de regarder. Oui, sa cousine était bourrée de défauts et, pourtant, il ne cessait jamais de l’admirer.

Il croqua dans une part de tortilla et ferma les yeux en savourant quelques instants. Ce plat… ça le transportait là-bas, à Cuba. Il se rappelait non sans mal de leur tendre abuela qui s’échinait à préparer une multitude de repas pour sa famille et les maisons voisines. Elle, elle ne ressemblait en rien à son paternel sévère et radin. Cette femme d’un certain âge avait toujours aimé son art et c’était d’ailleurs elle qui l’avait encouragé dans cette voix. Sa muse principale si on omettait le visage sculptural d’Adrianna.
« Hum… » marmonna-t-il, la bouche pleine. « J’ai cru remarqué oui… il a pas arrêté de s’en vanter et je crois bien que la moitié de l’île pense que j’ai le béguin pour lui… »
Il roula des yeux en retenant un rire, se détendant. C’était loin d’être le cas. Pour l’instant, rien ne lui laissait entendre qu’il pouvait être attiré par un gars, pas que ça le dérange plus que ça. Simplement, Louka pouvait bien lui faire du charme, ça ne lui faisait ni chaud ni froid.
Il avala sa bouchée et émis un petit son pour marquer sa satisfaction. C’était bon. Sa cousine était semble-t-il douée en ce qui concernait la cuisine. Il lui apparaissait tout d’un coup qu’il pourrait en profiter puisqu’ils étaient officiellement colocataires.
« Tu plaisantes ? C’est délicieux ! » ajouta-t-il en mettant de côté sa question sur sa phobie. « Si j’avais su j’aurais commencé à t’exploiter bien plus tôt… C’est ta mère qui t’a refilé ce talent de cuisinière ? »
Il pencha la tête sur le côté en souriant. Ses parents, à lui, avaient depuis bien longtemps arrêté de se cramponner à leurs racines. Ils avaient mis de côté ce genre de cuisine et ne la ressortait que lors des dîners de famille. Faire bonne figure était une seconde nature oui, rien de plus.
« Tu as bien fait, ça me manquait. Au moins je ne me sens pas vraiment dépaysé avec toi à mes côtés. Il manque juste quelques airs de Rumba et on s’y croirait presque. »

Il se saisit de la bouteille pour avaler une gorgée d’eau et regarda quelques instants l’Océan avant de baisser ses yeux sur la plage de sable. L’eau était belle, il ne pouvait le nier. Il avait toujours admiré la mer, de la même manière qu’on admire la souplesse du félin qui peut vous arracher la vie d’un simple coup de griffe. Pour lui, il s’agissait d’une entité capricieuse qui se vengeait parfois des Hommes dont elle arrivait à couler les navires quand l’envie lui en prenait. Bien entendu, il connaissait les explications scientifiques, ça ne changeait cependant rien à la peur qu’il en éprouvait.
« Non. Tu sais bien que j’ai horreurs des médecins. Plus encore les psy qui attendent que tu leur déballes toute ta vie alors que ça les fait mourir d’ennui. »
Son regard se durcit légèrement avant qu’il ne sourît à nouveau.
« C’est pas si grave, j’ai survécu à Cuba. Pourquoi pas à Manaolana ? »
Il se servit une nouvelle part qu’il s’empressa de dévorer et zieuta la salade du regard, décidé à goûter dès qu’il aura fini sa bouchée. La tirade d’Adri sur sa vie affective lui coupa cependant l’appétit alors qu’il fronçait les sourcils.
« Tu es dure avec toi-même, tu sais… » commença-t-il en la dévisageant intensément. « Personne n’aime la solitude et c’est normal… Même moi je n’aime pas ça, je suis juste patient et exigeant… »
Il lui tendit la tortilla et enfouit ses orteils dans le sable, oubliant momentanément sa phobie. Adrianna n’avait pas le droit de penser des trucs pareils, de se flageller de la sorte à cause de quelques erreurs qui faisaient à présent partie du passé. Elle méritait mieux. Bien mieux.
« Tant que tu n’abandonnes pas. Tu sais, je suis bien placé pour te parler des chances piétinées rien que par ma timidité… Crois-moi, t’es pas la pire dans ce cas. Si tu savais le nombre de filles qui m’ont lâchées parce que je ne leur parlais pas assez… J’ai appris par la suite que c’était essentiel à leurs yeux. »
Il leva les yeux au ciel dans un rictus amusé.
« Je suppose que je ne suis pas doué non plus. »




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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Ven 10 Nov - 20:40

Une part d'elle même avait toujours été un peu jalouse face au lien qui unissait Orion et leur abuela, une femme sincère au visage à la fois grave et tendre, comme immortalisé dans un bloc de granit solitaire, adouci par la lumière du printemps. Une femme secrète, sans en avoir l'air. Toujours un sourire qui dévorait la moitié de son faciès fatigué, déchiré par la mascarade d'une famille qui s'était effondrée sur elle-même. Avait-elle détesté son père, quand celui-ci avait quitté Cuba ? Avait-elle ressenti son éloignement vers la côte d'ouest comme une trahison, comme un adieu à peine formulé ? Les racines de l'amour d'une mère peuvent-elles survivre, même à l'autre bout de la mer ? Si elle était consciente que le départ de son père avait déjà effrité les relations avec son oncle et sa tante, elle ne s'était jamais réellement demandé ce qu'il en était pour leur chère abuelita. Il y a peu, elle considérait encore l'amour maternel comme immuable, comme acquis. Partie d'un patrimoine génétique comme une autre, nébuleuse constante et immortelle. Peut-être qu'elle avait eu tort. Leur pauvre abuela, femme-souffrance, éternelle dans son silence et dans son amour, fragile ciment d'une généalogie désunie.

Adrianna laissa ses yeux clairs vagabonder au bord de l'eau. Le ressac était calme, comme inconscient des incertitudes qui gangrenaient lentement mais sûrement l'île autrefois paradisiaque. Manaolana était peut-être un enfer déguisé, pris en étau par la paix d'un océan sans fin. Un sourire de louve écartela son visage lorsqu'elle se demanda qui en était ange ou démon. Elle, sans aucun doute, était sans doute Sisyphe, ce parvenu imbécile qui poussait sans relâche un rocher jusqu'au sommet d'une colline pour qu'il lui retombe dessus. Elle avala une bouchée d'haricots; si son cousin avait l'air de se régaler, elle constata amèrement qu'ils n'étaient pas aussi bon que ceux d'abuela.
Celle ci le lui avait toujours répété, oh, ma jolie, tu es une grande mangeuse mais une mauvaise cuisinière. Adri eut envie de rire. Là encore, sa grand-mère avait su la percer à jour, et avait brisé le miroir déformant dans lequel elle se regardait depuis toujours. Courant à en perdre haleine dans le vide, elle avait tout dévoré, jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus rien, et des cendres et des poussières qu'elle tenait encore dans le creux de sa main, elle ne savait que faire, elle ne savait plus quoi créer. Elle n'avait rien pour repartir, condamnée à faire du sur-place jusqu'à ce qu'une bonne âme ne vienne l'aider. Elle était destructrice, et non créatrice. Son cousin, lui, était l'opposé. Les différentes faces de la même pièce, disait abuela, en frottant leurs cheveux bruns. Les mots amusés d'Orion attirèrent son attention, et elle laissa finalement échapper un rire. Louka, ce charmeur. Pas assez, cependant, pour que son cousin, hétéro comme pas deux, ne tombe la tête la première dans ses filets. C'était pas plus mal. Adri n'osait pas imaginer la tête de son oncle si Orion se révélait être bisexuel. Quoique, ce serait drôle. Elle se demandait parfois ce qu'Orion et son père pouvait partager, au delà de quelques gènes égarés. Son oncle était pour le moins.. antipathique. Il a assez de conquêtes pour que son petit tour de charme ne tombe vite dans l'oubli, ne t'inquiètes pas..  Pour sûr, il avait plus de succès qu'elle. Les plaies dans son cœur étaient comme infectés et annihilaient toute envie de charme, et quand à la présence de Caesar, elle ne faisait qu'empirer les choses. Au diable, les ex-copines et tourmenteuses.

Son rire cristallin retentit sans qu'elle ne le veuille quand son délicieux cousin flatta ses prétendues dispositions culinaires. Chez elle, c'était son père qui avait toujours cuisiné. Sa vie professionnelle tournait autour de la baraque de street food qui prenait la poussière dans une rue bondée de passants au fin fond de la cité des anges. Les ouvriers, caissiers ou mécaniciens venaient goûter son ananas farci, ses papas rellenas ou encore son moros y cristianos à la pause déjeuner. Il était connu comme le loup blanc dans le quartier, que ce soit pour la saveurs de ses délices ou pour les ristounes qu'il offrait aux nombreux habitués. Toujours la clope au bec, charmant et poli, il accueillait des ventres affamés de 11h à 21h. C'était bien pour ça qu'ils mangeaient si tard, chez les Galvez, vu que leur mère avait toujours détesté cuisiner. Oh, ça risque pas. C'est papa qui m'a appris.. Incapable de lâcher ses fourneaux, celui-là. Le compliment lui avait remonté le moral. Je le gardais secret pour ne pas devenir l'esclave de cette coloc, j'imagine que c'est trop tard maintenant ! 
Esprit acéré, elle avait bien remarqué que son cousin avait éludé la question sur sa phobie, mais ne s'en formalisa pas. Il lui en parlerait lorsqu'il en aurait envie. Elle fut frappé par le bonheur sincère qui irradiait de son visage cisaillé. Que c'était pour de pouvoir admirer les gens que l'on aime ainsi. Comme auréolés par une simple joie. C'était comme un retour vers le passé, vers ses vacances d'enfant à Cuba. Une partie d'elle même y était intimement attachée; que ce soit son abuela, les rythmes effrénés de boléro, salsa, ou mambo qui berçaient les rues,  les communions incroyables de la santeria, ou juste les gens et leur profonde gentillesse, elle avait comme laissé quelque chose sur cet petit bout de terre. Notre île n'est certes pas parfaite, ça on peut le dire, mais ça me manque tout de même.. Plus que Los Angeles, presque...

Ironiquement, les yeux félins d'Orion s'enfoncèrent vers les douces eaux. Peut-on admirer la beauté et la impassibilité de la nature, même enchaîné par la peur ? Sans doute. L'homme aurait du craindre la nature, au lieu de la bafouer à chaque respiration qu'il prenait, chaque bienfait qu'il dérobait. Elle porta un doigt à sa bouche. Les psys, ce sont des arnaques ambulantes. Bien qu'ils aient tous de magnifiques canapés, j'en conviens. Tu as raison, t'as pas vraiment besoin de tout ça.. Ce n'est pas comme si tu avais grandi sur une île après tout, acheva t-elle avec un clin d’œil.
Elle n'avait guère envie de causer de sa vie affective, peut-on réellement discuter d'un vide ambulant ? Mais elle était aussi consciente que c'était un sujet qu'Orion ne lâcherait pas. C'était parfois pénible, d'avoir des gens qui vous aiment et qui veulent le meilleur pour vous. Bien entendu qu'elle n'appréciait pas la solitude. La solitude, cette tombe où l'on patiente tranquillement. La solitude ce placard sombre dans lequel on finit par rester piégés. Et elle, elle en avait fini depuis longtemps avec les placards dont on s’extirpe timidement. J'aimerais être dure avec moi-même, Orion, j'aimerais beaucoup. Mais je crois même que je suis trop douce. J'ai besoin de me regarder en face, de disséquer ce que j'ai fait et ce que j'étais. Je ne peux pas me distraire avec le reflet que me renvoie une autre.. Tu es quelqu'un de profondément gentil.. je ne sais pas si tu sais ce que c'est de sucer les autres jusqu'à la moelle.. Elle croqua la tortilla qu'il lui tendait, chienne affamée en quête de réconfort. Oh, chéri, parfois on se demande pourquoi elles ne peuvent pas en avoir assez avec le cliché du bad boy mystérieux et taiseux. La période twillight est vraiment terminée. Elle tapa dans ses mains, flageolante comme un yoyo, un coup à terre puis nez à nez avec le ciel. Qui veut de l'amour quand on de la nourriture et des supers cousins ? et.. ah bah pas grand chose d'autre en fait. Sérieusement, je suis sûre que tu trouveras une fille sympa ici. Il y en a forcément une sur cette satané île !
 



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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Lun 11 Déc - 0:03

a soul can know
Adrianna Galvez & Orion Galvez
Ça lui avait manqué. Les retrouvailles en famille, ces longs repas qui lui paraissaient autrefois d’un ennui démesuré. Il y avait belle lurette qu’il ne s’était pas assis près de sa cousine. Belle lurette qu’ils n’avaient pas partagé l’un de ces moments privilégiés. D’aussi loin qu’il se souvienne, Orion n’avait jamais pu supporter la pression qui l’écrasait par vague du salon. Tu gâches ta vie mon petit. On ne naît pas artiste dans cette famille, suis plutôt l’exemple de ton père et deviens riche.
Il en avait soupé des reproches et pas qu’à la petite cuillère. Dire qu’à une époque son père aussi avait eu des rêves autres que celui de fonder cette gigantesque entreprise où il n’arrivait même pas à se rappeler du nom de ses employés. Abuela râlait parfois en l’entendant parler de son fils, cette mauvaise graine qu’il ne cessait d’humilier. Elle le comprenait, elle. Elle se fichait bien qu’il lui ramène de vulgaires morceaux de papiers qu’on appelait billets. Elle ne voulait que son bonheur et elle soutenait comme elle le pouvait ses petits-enfants qu’on considérait presque comme des déviants.
Orion avait toujours apprécié la présence d’Adrianna. Lors de ces repas, elle était la seule à ne pas l’ignorer, elle aussi devenue paria pour son choix de carrière. Ils se retrouvaient donc, entourés mais seuls, assis dans un coin de cette grande tablée composée par tant de gens guindés. Ça lui filait la nausée ce genre de mondanités. Les repas de famille étaient loin de ressembler à ceux qu’organisaient abuela à Cuba.
« Ça me rappelle la maison… » lui affirma-t-il sans se départir de son sourire. « De toute façon ça risque surtout d’être meilleur que les pâtes au fromage de Louka… »

Il plissa le nez en se rappelant non sans mal du plat raté de leur colocataire. Rien que d’y repenser et il avait la furieuse envie de se précipiter vers les WC les plus proches… Il rit tout de même en entendant sa cousine évoquer LA. Il n’avait jamais apprécié cette immense ville. Trop surfaite, trop superficielle. Tout y était faux, de ces seins siliconés à ce nez rapiécé. Ça donnait de très mauvais portraits. Orion n’avait jamais ressenti l’envie de s’y rendre et ça ne semblait pas près de changer. Pas qu’il puisse réellement quitter cette île maudite…
« Crois-moi, Cuba me manque bien plus que Miami et toutes les autres villes de Floride voir même de ce pays… Notre île… elle était authentique, tu vois ? J’aimerai pouvoir la dessiner au moins une nouvelle fois. » ajouta-t-il, pensif.
Il resta pensif quelques instants avant de sourire face au clin d’œil que lui adressait sa cousine. En effet, il avait grandi à Cuba, sur ce lopin de terre bordé par les flots. Un comble pour un gamin qui craignait de faire trempette. Bien que, là-bas, chez lui, il acceptait au moins d’y rentrer jusqu’aux mollets. Un traumatisme qui remontait loin alors qu’il n’était qu’un gosse qui avait perdu pied et manqué de se noyer. Un incident parmi tant d’autres. Rien qui ne sortait de l’ordinaire si ce n’était qu’il l’avait marqué pendant de longues années.
« Papa m’y a traîné quelques fois. » avoua-t-il en levant les yeux au ciel. « Ils se penchaient plus sur son porte-monnaie que sur mes problèmes. »
Un rire amer lui échappa alors qu’il se souvenait de ses longues heures bercées par un religieux silence. Il avait refusé de parler. Quoi de plus normal. Il n’avait aucune envie de s’épancher sur sa vie en présence d’inconnus, indiscrets qui plus est. Au cours de ces séances, tout ce qu’il faisait, c’était dessiner. Ça pouvait aller du crayon négligemment posé sur le dossier qui portait son nom à l’œuvre abstraite sans queue-ni-tête.
Orion trouvait cette idée de son père dénuée d’intérêt. Ce n’était pas un psy qui allait l’aider à vaincre sa phobie… Il soupira et reporta alors son attention sur Adrianna et sa tumultueuse vie amoureuse. Il se rappelait non sans mal de l’ouragan Caesar et, qu’elle se l’avoue ou pas, sa cousine en portait encore les cicatrices. Parfois il se demandait ce qui n’avait pas fonctionné entres elles qui semblaient si parfaites. Puis, il se rappelait que ce n’était pas ses affaires et que, de toute façon, il n’était pas assez doué avec les émotions humaines pour y piger quoi que ce soit.

« Tu sais, il n’y a pas besoin d’être méchant pour blesser les gens. » lâcha-t-il lentement en fixant l’océan.
Il savait de quoi il parlait. Même avec la meilleure volonté du monde, même en restant muet, il y avait toujours quelqu’un qui finissait blessé. Orion l’ignorait trop souvent mais son indifférence pouvait causer des dommages dont la portée pouvait faire des ravages. Parfois c’était dur de réaliser ce qu’on pouvait provoquer chez ceux qui marchaient à nos côtés. Un mot déplacé, une attention trop peu accordée… tant de petites choses bien difficiles à analyser.
« De toute façon, on n’est pas pressés, pas vrai ? » finit-il par conclure sur une note plus joyeuse. « On a tout le temps du monde pour se détendre et tomber sur notre âme-sœur. Et puis vu qu’on risque d’être coincés sur cette île pendant un long moment avec à peu près toujours les mêmes gens. Des affinités ne devraient pas tarder à se faire connaître. Laissons le temps faire les choses et profitons. »
Il sourit et finit de manger avant de se redresser pour s’étirer, s’approchant dangereusement de l’eau calme. L’écume des vagues vint lui lécher les orteils et il frissonna. Elle était tout de même fraîche comparée au sable chauffé par le soleil.
« Je crois que j’ai déjà dessiné ce paysage une centaine de fois… Je me demande quand je réussirai à m’en lasser ! »
Il se tourna alors vers Adrianna, enfouissant ses mains dans les poches de son short de bain.
« Tu en penses quoi de ces services toi ? Tu crois qu’ils vont nous demander quoi alors que tout est pris en charge par ici ? »




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MessageSujet: Re: a soul can know ( orion ) Mer 10 Jan - 23:26


La simplicité. Elle a envie de soupirer, de se laisser aller, juste de profiter du moment présent. Qui n'apprécierait pas la vision qu'elle a en ce moment même ? Une plage enflammée par un coucher de soleil qui semble durer pour l'éternité. Une mer à la fois sauvage et paisible. Une végétation luxuriante, aux couleurs si intenses qu'elles en semblent presque artificielles. Certes, cette île est aussi une prison dorée. Cette pensée insidieuse, Adri essaye de l'enterrer dans un coin poussiéreux de son esprit, dans un coin qu'Adrianna la party girl, l'imbécile délurée n'aura pas envie de fouiller. Elle voulait mettre de côté ses doutes, voire, encore mieux, les écraser du bout de ses stilletos. Habituellement, c'est ce qu'elle faisait. Adriana Galvez n'était jamais, jamais paralysée par le doute. Elle tentait toujours de tirer le meilleur de ses élucubrations.
Peu importe que le doute, la peur, ne la déchire de l'intérieur, tant que cela ne se voyait pas. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait deviner les tourmentes qui agitaient parfois son esprit et, dieu merci, elle n'était pas en face d'elle en ce moment même. Le visage de Caesar s'était imposé à elle – même à l'autre bout du monde, elle n'aurait pu raté ces cheveux de jais et ses yeux brillants d'ambition-, et même avec toute la volonté du monde, elle n'aurait sut comment l'ignorer. Peut-être Orion pourrait la conseiller sur son.. comment dire cela de la manière la plus douce possible.. souci avec la belle brune.. Sans doute, même. Adri ignorait d'où Orion tenait cette drôle de sagesse et ce recul qui avait définitivement terni ses relations avec sa famille proche, mais ce qui était sûr, c' était que le jeune homme avec le cœur bon et la langue affûtée.
Mais, soit-elle maudite, elle était bien trop fière.. orgueil pourri, son pêché capital. Pourtant, ce n'était pas si difficile à dire, non ? J'ai trompé Grace avec Caesar. Je croyais que j'aimais Grace, mais je ne suis plus sûre. Mais juste la pensée d'avoir aimé Caesar pendant tout ce temps, ça me rend malade, ça me fait peur. Je n'ai pas l'impression que cela soit bon pour moi. Jamais son propre désir ne lui avait paru aussi venimeux.     Les américains.. songea t-elle d'un air mi-dépité, mi interloqué.. ils ne peuvent pas cuisiner. Mais bon, c'est pas de leur faute. Abuela est sûrement une meilleure cuisinière que Gordon Ramsay ! Renchérit elle en mâchonnant quelques haricots.

Si sa mère l'avait vue en ce moment même, elle aurait probablement engueulée. Elle avait toujours déploré la grossièreté d'Adrianna. Celle-ci ne voyait absolument pas le problème. Car, premièrement, des études très, très sérieuses avaient démontré que plus on était vulgaire, plus on était susceptibles d'être une bonne personne. Certes, elle parlait en mangeant. Qu'y pouvait elle, sérieux ? Adrianna aimait manger et parler ; et on lui demande de faire un choix ? Au moins, elle ne mâche pas la bouche ouverte, contrairement à certains qu'elle a pu croiser dans les restaurants de l'île !
Elle retint un léger sourire en entendant son cousin s'éparpiller sur Miami, Cuba.. décidément, le pauvre Orion avait le mal du pays.
Contrairement à elle, celui-ci avait vraiment vécu pendant un temps à Cuba... Elle, au final, avait très peu vu son Abuela.. un peu plus lors des dernières années. Après tout, sa maison à elle, c'était Los Angeles. Cette ville surpeuplée et sale, berceau d'une génération de barbie intoxiquées et complètement hors de la réalité, c'était son chez-elle malgré tout. Le plus triste dans tout cela, c' était que Los Angeles lui ressemblait. Son apparence clinquante cachait des enclaves de résistance, qu'elles soient liées à son homosexualité ou à ses origines. Adrianna, il fallait s'y reprendre à deux fois pour bien la voir. Los Angeles était victime du même syndrome. Tu sais.. c'est peut être mon côté Phénomène Raven, mais quelque chose me dit qu'on ne restera pas sur cette île pour toujours. Ses yeux de jade jetèrent un regard presque hésitant au ciel bariolé. Juste une impression.

Les sourcils froncés, elle écouta la « confession » de son cousin. Il y avait un certain jugement dans son regard, mais il n'était en aucun cas dirigé vers Orion, mais plutôt vers son père. Elle n'avait jamais vraiment aimé son oncle, un homme qui n'avait fait que dénigré et méprisé ses parents, même à des kilomètres de distance. Adri se demandait souvent si son argent faisait réellement son bonheur, vu les kilos de sucre qu'il avait cassé sur les plus modestes des Galvez. Il aurait du savoir que tu n'avais même pas assez d'argent pour t'acheter un vrai porte monnaie. Répliqua t-elle sur le ton de la plaisanterie. Adri ne savait pas que les finances d'Orion avaient été si mauvaises. Si elle avait su, elle aurait essayé de l'aider, même si elle ne gagnait pas grand chose. La télé, ça va et ça vient. L'argent que l'on peut en retirer était extrêmement aléatoire, Adrianna l'avait appris avec le temps. Enfin, tu sais bien que je n'ai jamais aimé ton père. Mais bon, il ne me porte pas non plus dans son cœur d'or, donc ça tombe bien ! L'ironie transperçait dans sa voix. Elle aurait aimé avoir une famille unie et solide, mais au final, Orion était son seul véritable amie à l'intérieur de leur petite galaxie génétique.

La cruauté était parfois muette. Oui, son cousin avait raison. Elle avait sûrement fait plus de mal en voulant épargner Caesar et Grâce de la douleur que pouvait causer ses mots. De toutes façons, elle n'était pas si douée avec ceux-ci. Elle n'était ni Grace, qui connaissait les subtilités de la langue anglaise sur le bout des ongles et encore moins Caesar, dont les paroles tranchantes auraient fait pâlir Cersei Lannister en personne. Ughh.. les humains sont bien trop compliqués.. Mais tu as raison. Ça ne m'étonnerait même pas que le personnel de l'île nous trouve des âmes sœurs sur mesure si on le leur demandait..  Après tout, rien n'est impossible par ici ! Elle grogna légèrement en se levant – non pas qu'elle fut si lourde que cela, mais c'était toujours un peu compliqué après s'être empiffrée – et rejoint son cousin près de l'eau qui avait revêtu des reflets volcanique. Je pense que tu as pas mal de temps devant toi avant de pouvoir capturer chaque nuance colorée.. je n'ai jamais vu une telle explosion de couleur.. on voit bien qu'il n'y a aucune activité humaine à des kilomètres à part nous.. s'extasia t-elle. Il était rare de la voir aussi ébahi devant un spectacle primitif, mais la simplicité équivalait ici à une pure merveille. Et bim, il fallut qu'Orion lui rappelle les fameux services. Non pas qu'elle fût si inquiète que cela, mais quand même.. son cousin débarquait toujours comme le cheveux bien noir et bouclé que tu peux trouver dans ta soupe, mais c'était aussi pour cela qu'elle l'aimait. Tu veux sérieusement entendre mes théories ? Nan, tu vas te foutre de moi.

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