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 Our story began with a theft - Nathaniel

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Hakuna Colada
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◊ Métier, études : 11ième grade au Lycée, avant de partir sur l'île.
◊ Logement : Bungalow 126, avec sa mère et son frère cadet.
◊ A savoir : Est venu sur l'île avec sa mère et son petit frère de sept ans son cadet / Vient d'une famille criblée de dettes et contrôlée par un père et un mari violent, dont il a déjà subit un bon nombre de fois les humeurs brutales, découlant de cela, il se méfie désormais des personnes en position d'autorité et ne leur fait pas confiance / A peur de l'eau / Son prénom est Irlandais et est le fruit d'une erreur de ses parents : C'est la version féminine d'Asling, prénom visé à la base / A développé une tendance à trop laissé traîner ses mains et a embarquer des choses qui ne sont pas à lui / Têtu mais discret, il ne supporte pas d'attirer l'attention / Un peu enfantin et assez innocent / Protecteur de sa famille mais ne pense jamais à lui /Allait entrer dans sa dernière année au lycée quand il a rempli les formulaires pour l'île / Ne sait, au final, pas quoi faire de sa vie, a l'impression de ne pas avoir de passion, de ne pas avoir de but, d'être vide / Réagit mal aux cris et mouvements brusques
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MessageSujet: Our story began with a theft - Nathaniel    Ven 15 Sep - 21:05



Our story began with a theftAisling & Nathaniel

« Silou’, tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous à la plage ? » Une légère grimace aux lèvres, vite chassée par un sourire amusé, je stoppe mon mouvement et repasse la tête par la porte, fixant ma mère avec une légère moue. « La plage, maman ? Vraiment ? Et m’appelle pas comme çaaaa, on est pas tout seul ! » Elle lève seulement les yeux au ciel et me fait un signe de la main, comme pour me chasser et m’autoriser en même temps à partir vadrouiller comme je le sens. Je sais qu’elle aimerait bien que je réussi à vaincre ma peur mais… Vraiment, le voyage pour venir ici m’a largement suffi pour le moment, hein. Ça fait juste quelques jours qu’on est là et j’ai encore des frissons d’horreur qui me passent partout quand j’y pense. Bheu. Plus jamais. Quitte à plus jamais quitter cette île, mais j’remontrais pas dans ce fichu bateau. Nop, nop. Je glisse mes mains dans mes poches et pars d’un bon pas, mon regard gris observant curieusement les alentours, les autres bungalows, les activités au loin… J’ai encore un peu de mal à réaliser qu’on est vraiment là, sur cette île. Que j’ai vraiment gagné ça, pour nous. J’veux dire, c’est la toute première fois que je gagne quelque chose de ma vie et c’est rien de moins que trois billets gratuits pour une île de rêve ! Le lit est super confortable, pour l’instant il fait toujours beau, on y mange bien et… On a pas à travailler. Pas du tout. Bon, il y a toujours le côté entouré d’eau qui pose un peu problème mais franchement j’ai qu’à voir le grand sourire de ma mère et écouter les cris de joie de Lou’ pour l’oublier plus ou moins.
Pour le moment, je passe surtout mon temps à faire un peu le tour, observer les activités aquatiques de loin, visite les lieux… Il parait qu’il y a un coin avec des ordinateurs avec internet en libre-service et j’aimerais bien aller voir. J’ai pas l’habitude d’utiliser des PCs, je me contente de ceux du lycée normalement, mais pouvoir y avoir accès sans restriction c’est juste génial ! je sais que j’ai l’air d’un gosse à observer toutes les choses autour de moi d’un air émerveillé et quand on me fixe avec un peu trop d’insistance à cause de ça, je rougis légèrement et j’accélère un peu, mais je peux pas m’en empêcher. Tout ça, c’est tellement plus que tout ce à quoi j’aurais pu jamais rêver… Et même si je reste méfiant, que j’hésite toujours à utiliser ce qu’on m’offre, je sais qu’au bout du compte je vais finir par m’y faire… J’espère, en tout cas. Je sais que maman est pareil, je le vois dans chacune de ses hésitations, dans son air perplexe le matin quand elle se réveille, comme si elle pensait que c’était juste un rêve. Lou’ fait pas autant de manière, mais c’est un enfant, c’est normal.

Au bout d’un petit moment, j’arrive finalement vers le salon et je ne me suis même pas perdu en cours de route en plus…. Bon, peut-être un tout petit peu, mais tant que ça quand même ! Après un petit temps d’hésitation, je finis par rentrer à l’intérieur du bâtiment, essayant par habitude de ne pas me faire remarquer. On est encore assez tôt le matin, alors il n’y a pas grand monde et je laisse mon regard passer sur les rares personnes présentes. Fronçant un peu le nez face à l’odeur de cigare qui monte déjà d’un coin de la pièce, je me glisse du côté opposé, me rapprochant des ordinateurs. Comme à mon habitude, j’hésite, je tourne autour, jette des coups d’œil discrets sur les autres. Je sais qu’on a le droit mais… C’est comme si j’avais peur qu’une fois la main posée dessus, on vienne me la frapper en me disant que finalement, j’ai pas le droit d’y toucher. J’y peux rien, ça me rend nerveux et un peu inquiet parfois, tout ça, toute cette liberté. Toutes ces possibilités. Perdu dans mes pensées, mon regard accroche une silhouette solitaire, juste un peu plus loin et je plisse un peu les yeux, l’observant avec curiosité s’étirer. Je dévie vers la table, non loin de lui, et qui supporte un carnet, ou une sorte de calepin ouvert. Rapidement je reviens à lui, il me regarde pas, se massant la nuque. Ça doit faire un moment qu’il est là. Je fixe à nouveau le carnet avec encore plus de curiosité, me rapprochant l’air de rien alors que je peux apercevoir des esquisses, des dessins. Ça m’accroche l’œil, ils ont vraiment l’air beau et j’aimerais bien en voir plus… Sauf qu’il a pas l’air commode. Du tout. Un petit groupe rentre soudain bruyamment, riant fort et chahutant sans beaucoup de considération pour les autres et je constate du coin de l’œil que son attention est attirée vers eux. Et là… je sais pas ce qu’il m’a pris. Enfin, si, je sais. Je sais très bien, même, j’ai un peu trop tendance à considérer que je peux m’approprier ce qui appartient aux autres juste parce que ça m’intéresse. Comme une bestiole qui vole tout ce qui brille, moi j’ai du mal à m’empêcher de dérober ce qui pique ma curiosité. Il a suffi d’un court moment, il regardait pas vers moi ou vers son carnet, j’étais pas loin, j’ai pas réfléchi, ma main s’est tendue et a attrapé l’objet convoité à la volée. Le cœur battant rapidement, je m’éloigne du pas le plus léger possible. A la maison, j’ai à la base pris cette mauvaise habitude parce que, dans une foule compacte, rien de plus simple que laisser mes doigts agiles se glisser dans une poche et dérober un portefeuille avant de m’éloigner au milieu de la foule. C’est pas reluisant, mais ça complétait les fins de mois.
Cette fois, pas de foule où me dissimuler et je me convaincs finalement de m’installer devant l’un des pcs, le carnet dissimulé sous mon sweat-shirt – oui, malgré la chaleur. Je l’allume rapidement et fait de mon mieux pour ne pas regarder vers lui, baissant les yeux vers mon larcin, le rouvrant avec curiosité, l’admiration s’y mêlant facilement alors que j’observe les premiers dessins. Je sais pas qui il est, mais il fait des choses magnifiques à mes yeux.
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Bloody trouble
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◊ A savoir : • Provient d'une famille peu aisée ; A 14 ans et sous l'autorité de son frère, il renverse une piétonne en voiture. Elle succombera à ses blessures. ; Sa famille camoufle le maximum d'indices et enterre ce secret pour préserver leur image. Ayant promis à son frère de ne jamais leur dire, il nie son implication avant de tenter d'avouer avoir agit sous son contrôle mais personne ne le croit. ; Ses liens familiaux se dégradent alors. Il enchaîne les délits mineurs et les fugues avant d'être envoyé en camp de redressement. ; Il y restera jusqu'à sa majorité, croyant désormais dur comme fer ce qu'on lui a inculqué : il n'est qu'un gosse à problème qui n'a pas sa place au sein de la société. ; Soif d'indépendance, il décline toutes les offres d'aide qui s'imposent à lui et se réfugie dans les rues noires d'Indianapolis. ; Il enchaîne les petits boulots et se débrouille pour obtenir un toit. ; Il fini par vivre surtout de ses revenus gagnés au poker, passant ses journées au rythme de ses nombreux boulots sans intérêt et de sa passion cachée pour le dessin.
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 1:31

Our story began with a theft
Aisling & Nathaniel

Il pleut. Le ciel est gris, flou, camouflé par une vitre parsemée de gouttes de pluie. La ruelle est sombre, à peine éclairée par un réverbère chancelant. Le paysage bouge, ou plutôt, je bouge. Non, on bouge. Je suis pas seul, dans cette voiture. Je sens mon bras se lever, secouer celui du passager dans un élan désespéré. J'accroche toutes les manivelles, tous les boutons à ma portée. Il pleut et aucun bruit me parvient. Pourtant, j'ai l'impression de hurler, de sentir ma gorge en feu et de m'époumoner. Les phares se reflètent sur une silhouette et soudain, son regard gris perle rencontre le mien. Sa tête percute le pare-brise, des éclats de verre viennent se figer dans le simili cuir du volant usé.
Et j'ouvre les yeux.

Encore ce foutu cauchemar. Pourtant, je croyais en être débarrassé depuis longtemps, mais ça doit bien faire trois nuits de suite que je vois que ça. Fait chier. Ne prenant pas le temps de me réveiller ; autant dire que j'ai été très bien habitué aux réveils excessivement tôts et express ; je me lève et entreprend la routine matinale déjà installée. Je jette un coup d'oeil par la fenêtre, toujours surpris d'avoir gagné une place au milieu de ce monde de rêve. Je prends ma douche, bien avant que les deux nanas qui partagent mon pavillon ; c'était pas marqué dans le contrat, d'ailleurs ; mettent un pied au sol. Je m'habille en trente secondes montre en main, puis sort de la maison mon calepin sous le bras, direction le salon lounge d'un pas pressé.
Je traverse un bout de l'île, entouré d'un paradis nouveau. Mais tout ce luxe, toute cette vie de rêve... J'ai encore du mal à m'y faire. D'accord je suis là que depuis peu mais, c'est compliqué. J'ai jamais osé m'imaginer dans un cadre pareil. Franchement, je fais tâche. Mais je suis aussi là pour ça, non ? J'ai signé, et sans hésiter même. Aucune possibilité de croiser mon ancienne route ici. Cette fois, je trace mon chemin moi-même. Je dois simplement apprendre à être patient et à laisser le temps se faire, à m'habituer à tout ça et à savoir exactement où se trouve ma place ici. Parce qu'elle doit forcément y être, loin de la société, loin de tout.

Une fois à l'intérieur du salon, il est tellement tôt que je croise à peine deux ou trois têtes encore inconnues. Quelques bonjour polis plus tard et me voilà installé à une table, mon calepin à dessins ouvert sur une nouvelle page blanche que je grise de mon cauchemar. Trois stupides pages à la suite qui se ressemblent. Une ville, un volant, un passage piéton, elle. Étrangement, dessiner m'aide à me calmer, même si la situation mise en scène est loin de le faire. J'ai tendance à tout oublier lorsque je le fais.
Et c'est ce qui se produit, laissant le temps filer alors qu'ici il n'est qu'un mot obsolète. Le salon se rempli un peu plus, l'odeur du café par-ci par-là me donne envie. Mais je dois terminer, d'abord. Toujours. Sinon... J'ai l'impression de commencer la journée sur quelque chose d'inachevée et ce calepin, ces dessins, ça a de l'importance pour moi. C'est comme extraire toutes ces putains de pensées et les enfermer à double tour dans ce carnet.

Les minutes, les heures défilent avant que je n'achève le dessin, laissant retomber mon crayon pour m'étirer longuement. Mes muscles endoloris me hurlent que ça fait bien trop longtemps que je suis là, assis à ne rien faire d'autre qu'être penché sur ma feuille. Je soupire lourdement, ferme à moitié les yeux en massant ma nuque brûlante. Les gens commencent à défiler, à l'intérieur du salon, et c'est un groupe de jeunes plus que bruyants qui me confirme le fait qu'il est bien temps de me barrer de là. Je leur jette un oeil, marmonnant dans mon coin mon agacement en levant les yeux au ciel face à leur connerie. On dirait moi à leur âge, et c'est clairement pas un compliment. Suffit de voir c'que j'en ai tiré. Je soupire une nouvelle fois. Inutile de commencer à m'engueuler avec, tout est dans le contrôle ici. La bienséance, et tout le bordel habituel. Ouais, ouais, je sais. Je secoue la tête, me levant enfin de ma chaise. Portant ma main jusqu'à mon carnet pour le ramasser, je sens brusquement du vide sous mes doigts. Je ne rencontre rien, hormis le bois dur de la table. Surpris, je baisse la tête... Mon calepin est manquant à l'appel. Choqué et effrayé à l'idée que quelqu'un tombe dessus ; ça, ce sont mes secrets, ma boîte de pandore ; je le cherche frénétiquement du regard autour de la salle. Il me faut à peine vingt secondes pour tomber sur une silhouette à peine louche, devant un ordinateur, les yeux rivés sur quelque chose d'ouvert contre lui. « Mais il est sérieux ce gosse là ? » Les dents serrées, je ramasse brusquement mon crayon avant de me diriger vers lui, enfonçant mes mains dans les poches de mon jean.

Arrivé derrière lui, je jette un coup d'oeil à peine discret par dessus son épaule, constatant bien qu'il s'agit de mon calepin qu'il est en train de mater. Non mais, je rêve. Je me racle la gorge, n'attendant même pas qu'il se retourne pour me planter à côté de lui, m'adossant à l'écran d'ordinateur avec un faux sourire étiré sur mes lèvres. « Salut toi, alors comme ça ils te plaisent mes dessins ? » Mais, clairement, la patience et moi on a jamais été très proche. Alors je le lui arrache des mains, les sourcils froncés et le sang déjà beaucoup trop chaud au fond de mes veines. D'où il se permet, celui-là ? Et évidemment sur ces dessins en particulier, bordel de merde. « Tu veux pas que j'te les montre de plus près non plus ? » Grincé-je, menaçant, le calepin encore levé et fermement emprisonné dans ma paume. « Tu... » Et là, je me fige. Je sais pas, je sais plus ce que je voulais dire, pourquoi je suis même planté debout devant lui. Il a relevé la tête vers moi et j'ai l'impression que tout se brouille. Que tout redevient noir, sans bruit, sans couleur. Avec ce regard. Ces même yeux gris.
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 12:21



Our story began with a theftAisling & Nathaniel
Un jour il faudra vraiment que j’perde cette mauvaise habitude. Surtout ici, en fait. Je veux dire, c’est dans le règlement intérieur – bon, c’est sans doute dans le règlement intérieur de beaucoup, beaucoup d’endroits en fait, mais ici on est sur une île paradisiaque dont on a gagné le billet, à l’écart de tout… Si on fait un écart de conduite, peut-être qu’ils nous renvoient ? Qu’ils renvoient tout le monde ? Moi, ma mère, mon frère… Chez nous. Dans ce quartier pourri du Kansas. Dans cet appartement minuscule où nous attends sans doute mon père. Je vois déjà son sourire moqueur, celui qui dit que de toute façon, c’était obligé que l’on revienne. Que je gâche toujours tout, a commencé par le bonheur des miens. Je grimace doucement pour moi-même alors que mes doigts effleurent avec légèreté le papier recouvert par le dessin de l’inconnu, captivé par les coups de crayons, ma culpabilité paraissant bien faible face à ça. J’en sais rien. J’ai pas réfléchi quand je l’ai fait, c’est ça le problème en fait. Je réfléchis jamais. Ça m’intéresse alors je… Prends. Juste comme ça. Même si c’est bien la première fois que j’ose faire ça limite sous le nez de la personne visée alors que j’ai rien pour me cacher ou me perdre à sa vue dans les environs. Là, j’ai encore moins réfléchis que d’habitude et je souffle un peu, pestant intérieurement contre moi-même et mes lubies incontrôlables.

Le pire c’est que j’arrive pas vraiment à y penser sérieusement, comme si pour le moment je n’vois pas particulièrement le problème que ça peut poser, les conséquences paraissant floues dans ma tête alors que je suis beaucoup plus intéressé par ce que j’ai sous les yeux. Le dessin est magnifique, on a l’impression qu’il… Renferme beaucoup trop de chose. La femme surtout. Avec son regard qui semble vous fixer bien trop profondément pour qu’on puisse être à l’aise en l’observant. C’est comme si c’était un moment hors du temps, comme si c’était la capture de quelque chose de… Je sais pas. J’en sais rien. Ça me fascine. Je vais pour tourner la page, pour essayer d’en voir plus, d’en apprendre plus sur un homme que je connais absolument pas mais qui m’a suffisamment intéressé pour que je veuille en savoir plus, juste à travers les dessins qu’il a pu faire… quand je sens une présence derrière puis à côté de moi, me faisant me figer, mes doigts effleurant juste le coin de la page, en suspension. Et me… Mince. Mes épaules se raidissent immédiatement et je n’ose même pas jeter un coup d’œil à côté de moi, où il s’est posé. Je crois contre l’écran du PC que j’ai allumé mais sur lequel je n’ai encore rien fait ce qui est franchement suspicieux pour quiconque m’observerait un peu trop. Idiot, stupide Aisling. J’aurais dû attendre, partir d’ici avant de commencer à regarder les dessins. J’ai vraiment, vraiment pas réfléchi, je suis un imbécile. Une ou deux courtes secondes se sont seulement passées depuis qu’il s’est installé à côté de moi et je suis toujours figé comme un imbécile, mes yeux braqués sur le papier à dessin alors que j’espère très fort intérieurement de soudain obtenir le pouvoir de l’invisibilité. Si je prie pour ça assez fort, peut-être que… ? « Salut toi, alors comme ça ils te plaisent mes dessins ? » Bien sûr, prier n’a jamais marché de toute façon. Absolument pas convaincu par son sourire que j’aperçois du coin de l’œil et par sa voix faussement calme, je déglutis nerveusement, plus tendu encore qu’avant.
Sa main passe soudain devant mes yeux et je sursaute violemment, me mordant la lèvre pour retenir un cri de surprise alors que je m’écarte un peu du bureau et de lui par la même occasion, mon cœur s’accélérant beaucoup trop brusquement quand le calepin m’est arraché des mains. Par réflexe je les crispe puis relâche ma prise, conscient que j’aggrave mon cas. « Tu veux pas que j’te les montre de plus près non plus ? » Ma respiration se bloque soudainement sous la voix menaçante qui siffle à mes oreilles et j’écarquille les yeux, inquiet face à ce qu’il a pu vouloir dire. Il va pas me frapper, hein ? N’est-ce pas ? J’aurais pas dû mais… J’ai rien fait de si mal que ça… je lui aurais rendu, je ne… j’aurais… Mes pensées s’embrouillent au même rythme que mon cœur bat trop vite et je lève finalement les yeux vers lui, m’attardant sur le calepin toujours levé, bloqué dans son poing, me faisant me reculer nerveusement sur mon siège et m’écarter avec inquiétude. Mon regard gris se pose sur ses traits clairement colériques, furieux, alors que j’entrouvre et referme la bouche, cherchant quoi dire, comment me défendre, ma gorge se nouant sous l’angoisse et la peur qui m’envahissent brusquement. Je fais même pas attention à sa phrase interrompue et je commence à balbutier, effrayé, « Je suis désolé. Je suis… j’ai rien fait de mal, je ne… » Imbécile, imbécile. Tu lui as volé bien sûr que tu as fait quelque chose de mal. Je secoue vivement la tête, me faisant paniquer encore plus tout seul, « J’veux dire, si, bien sûr, mais c’est pas ce que je voulais dire, il trainait, et… » Non, non, non… Et s'il allait se plaindre ? La voix de mon père résonne déjà dans mon crâne, juste avant sa main qui se lève. « Enfin non, il trainait pas. Mais j’ai vu les dessins. De loin. Je voulais juste ... Je voulais juste… » Mes mots s’emmêlent dans ma bouche, ma voix faiblit, mes mains sont crispées sur les rebords de mon siège, mon regard écarquillé dans le sien alors que j’ai l’impression que j’vais me mettre à pleurer sous la panique et l’angoisse, et lui, trop grand face à moi et en colère, contre moi. Et je veux pas pleurer. Je veux pas. Je me suis jamais fait attraper, il a fallu que ça arrive ici, avec cet homme clairement pas le plus gentil de tous. « Je vous l’aurais rendu, je vous jure… » Je souffle d’un ton étranglé, ne comprenant pas le trouble qui l’agite lui, trop perdu dans le miens pour ça.

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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 17:45

Our story began with a theft
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C'est stupide, même si c'est clairement pas courant, ça existe bien quelque part les yeux gris. Je veux dire, il n'y avait pas qu'elle qui les avait. D'ailleurs, je suis même pas certain que c'était le cas. Parce que j'allais trop vite, parce que le temps était sombre, parce que je les ai vu qu'une poignée de secondes. Ils auraient tout aussi bien pu être bleu, ou vert clair... Mais j'ai toujours été intimement convaincu que non. Qu'ils étaient bien gris, aussi gris que les nuages ce jour-là. Je l'ai toujours été parce qu'ils m'ont hanté suffisamment longtemps pour que j'en apprenne les moindres détails. Mais je devrais pas réagir comme ça. Je devrais pas être aussi choqué de me heurter à cette couleur-là, dans les yeux du petit voleur de carnet. Mais c'est comme si... J'en sais rien. Comme s'ils étaient pareils. Au-delà du gris zébré d'un léger bleu qui se glace à ma vision. Cette même peur et ce même quelque chose. Paralysé par l'effet que ça me fait, j'oublie que j'en ai laissé ma phrase en suspens, que j'ai toujours le bras levé. Que si, clairement, on me voit comme ça, on va finir par venir me voir et me demander si y a un problème. J'oublie tout ça et au fond j'en ai même rien à faire. Je suis à des milliers de kilomètres d'imaginer ce qui pourrait être pire que replonger en plein dans un cauchemar que j'ai cru avoir quitté pour de bon, une fois l'esquisse finie. « Je suis désolé. Je suis… j’ai rien fait de mal, je ne… » Sa voix est comme un retour à la réalité brutale. Je reprends mon souffle, gonfle mes poumons serrés au max. Mes yeux quittent les siens mais c'est comme si la douleur qu'ils m'infligent me rappelait déjà. Maso moi ? Vous rigolez.
Grimaçant légèrement, je cherche un point d'ancrage, quelque chose à fixer autre qu'eux mais je trouve strictement rien. Pas même la frayeur qui se lis sur son visage, ses mains crispées sur sa chaise, ses lèvres tremblantes. Il a l'air terrorisé, comme un animal pris dans les phares d'une voiture. Et putain ce que je hais cette stupide expression.

« J’veux dire, si, bien sûr, mais c’est pas ce que je voulais dire, il trainait, et… » Cette fois, je me fais violence et me recule, très légèrement. Je hausse les sourcils, surpris par sa technique de défense. Il traînait ? Sérieusement ? S'il est un bon voleur ; sérieux, même moi je suis pas aussi discret, je me demande toujours comment il a fait ; il est clairement loin d'être un bon menteur. « Enfin non, il trainait pas. Mais j’ai vu les dessins. De loin. Je voulais juste ... Je voulais juste… » Cette fois-ci j'inspire, énervé. J'pourrais laisser couler. Lui dire une bonne fois pour toute de garder ses mains loin de mes affaires s'il veut pas d'ennuis, tourner le dos et aller fumer dehors ; sale manie que je suis pas prêt de quitter. Mais. Je sais pas. J'en sais rien. J'ai toujours été un sanguin et si on me trouve facilement, je suis loin d'être le type qui ne lâche pas l'affaire. Au contraire, j'ai plutôt tendance à être expéditif. « Je vous l’aurais rendu, je vous jure… » Je le fixe une dernière fois, laisse les secondes s'écouler. Il aurait pas eu les yeux gris que je serais déjà loin de son regard embué de larmes. Il va pas me pleurer dessus non plus, quand même là ?
Secouant la tête, je laisse enfin retomber mon  bras et mon carnet par la même occasion, le laissant claquer contre la table. La main toujours posée dessus, je me recule enfin, histoire d'éviter qu'on vienne m'emmerder pour lui foutre la paix. C'est marrant mais... J'en ai pas du tout envie. « Et à qui tu veux faire croire ça ? Hm ? » Je jette un coup d'oeil autour de nous, appuyant la suite. « Non parce qu'à part moi, personne t'entend. Et étrangement, j'ai du mal à te croire tu vois. » Dès que je repose les yeux sur lui, mon regard est toujours attiré par le sien. Mon coeur se serre, ça m'oppresse, comme si m'en prendre à lui alors qu'il me fixe avec ces yeux-là me rajoutait un poids important sur mes épaules déjà trop lourdes de cette histoire. Et pourtant, ce poids-là me donne l'impression stupide de me sentir mieux. Comme si je m'infligeais une sorte de punition. Une de celles qu'on m'a forcé à éviter, pour l'image de la famille et tout le reste complètement débile. Comme si ma culpabilité cachée et enterrée refaisait surface, et m'obligeait à agir de la sorte. Histoire de ne pas pouvoir échapper à ce sentiment de mal être qu'on m'a toujours forcé à occulter. Histoire de ne pas pouvoir contenir cette colère enfouie que je n'ai jamais su évacuer, malgré tout ce que j'ai pu faire jusque-là. Je secoue la tête, lentement, attrapant mon carnet en le fixant un instant.
« Tu sais qu'il est interdit de voler, ici ? » Je relève mon regard sur lui, haussant un sourcil. « Ce serait dommage que quelqu'un l'apprenne. » Une chose est sûre ; ni lui ni moi ne savons dans quoi nous nous embarquons. Mais je ne suis pas prêt à le laisser filer. Et puis... Ca risque d'être amusant. Une sorte de lien avec tous mes interdits. J'ai déjà dit que j'avais horreur des règles ?
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◊ Métier, études : 11ième grade au Lycée, avant de partir sur l'île.
◊ Logement : Bungalow 126, avec sa mère et son frère cadet.
◊ A savoir : Est venu sur l'île avec sa mère et son petit frère de sept ans son cadet / Vient d'une famille criblée de dettes et contrôlée par un père et un mari violent, dont il a déjà subit un bon nombre de fois les humeurs brutales, découlant de cela, il se méfie désormais des personnes en position d'autorité et ne leur fait pas confiance / A peur de l'eau / Son prénom est Irlandais et est le fruit d'une erreur de ses parents : C'est la version féminine d'Asling, prénom visé à la base / A développé une tendance à trop laissé traîner ses mains et a embarquer des choses qui ne sont pas à lui / Têtu mais discret, il ne supporte pas d'attirer l'attention / Un peu enfantin et assez innocent / Protecteur de sa famille mais ne pense jamais à lui /Allait entrer dans sa dernière année au lycée quand il a rempli les formulaires pour l'île / Ne sait, au final, pas quoi faire de sa vie, a l'impression de ne pas avoir de passion, de ne pas avoir de but, d'être vide / Réagit mal aux cris et mouvements brusques
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 19:03



Our story began with a theftAisling & Nathaniel
Je m’embrouille, je le sais parfaitement. Je contrôle plus ce que je dis, les mots se bousculent hors de ma bouche sans que je réussisse à les retenir, à m’organiser quelque chose, un mensonge, n’importe quoi qui se tienne. Mais je sais pas mentir, je sais absolument pas mentir, je me mets à bégayer, je rougis, je détourne les yeux dès que j’essaie. Ma vie pourrait en dépendre, je crois que j’y arriverais quand même pas. Oh. Si ça se trouve, ma vie est complètement en train d’en dépendre et je dois retenir le gémissement étranglé qui me vient à cette pensée, ma panique ne faisant que redoubler et ma respiration prenant un accroc. Je sais pas mentir, et en plus j’ai beaucoup trop d’imagination pour mon propre bien. Et il est effrayant, posté juste à côté de moi, son regard semblant se décrocher du mien avec difficulté, sans que je ne sache pourquoi. Ou alors c’est juste moi qui suis trop impressionnable, j’en sais rien du tout mais je n’arrive pas à le lâcher des yeux, craignant je ne sais quoi de sa part. Quand il se recule, c’est à peine si ça me permet de respirer un peu mieux, parce qu’il a toujours le bras levé et son regard ; s’il fixe plus le miens ; exprime quand même suffisamment de colère et de je ne sais quoi pour me figer sur place, mon instinct de survie saturé au point qu’il ne me sert plus à rien. Evidemment, les excuses que je lâche à toute allure, en prenant à peine le temps de respirer entre deux, ne le convainquent pas du tout. Je tressaille quand il inspire, sèchement, et dans mon crâne toute une série de scène se déroule, toutes aussi mauvaises les unes que les autres. Allant de lui qui réagit très très mal à mon larcin, au personnel de l’île me forçant à embarquer dans le bateau pour repartir, le regard déçu de ma mère, celui de Lou’, mon père ricanant. Mon père qui se venge de notre fuite. Je sais que j’ai une imagination beaucoup trop fertile, je sais que je panique toujours beaucoup trop facilement mais je n’arrive pas à m’en empêcher, les scenarios s’imposant à moi sans que je sache quoi faire contre ça. Peut-être parce que j’ai aucune confiance en moi, peut-être que, bien trop de fois, ces fameux scenarios se sont effectivement produit, j’en sais rien.

Les derniers mots que j’échappe sont à peine audibles, à peine compréhensibles et je me tiens immobile sous son regard sombre, le miens se mouillant un peu trop pour mon propre bien. Je ne vais pas pleurer. Je ne vais pas pleurer, je suis presqu’un adulte, je ne vais pas pleurer. Puis il abaisse le bras, sans prévenir, le carnet claquant sèchement contre la table. Avant même que le bruit ait retentit, je me suis écarté brusquement comme pour me mettre hors de portée d’un quelconque coup, un hoquet étranglé m'échappant. Un pur réflexe, incontrôlable et qui se fait en un battement de cœur frénétique. Mon dos heurte le dossier du fauteuil et l’une de mes mains agrippe le bureau juste à côté pour éviter que je ne me casse lamentablement la figure. C’est quand je le vois reculer un peu que je réalise combien je viens de me montrer ridicule et mes joues rougissent légèrement, mon regard se détournant. Mon autre main passe rapidement sur mon visage pour effacer la larme qui a réussi à s'échapper sous le coup de la peur. « Et à qui tu veux faire croire ça ? Hm ? » J’entrouvre des lèvres légèrement tremblantes, l’observant en biais sans réussir à sortir un mot. Son coup d’œil entraîne le miens et je grimace faiblement en constatant qu’il n’y a vraiment personne autour. Super. Quoique je suis même pas sûr que j’aurais voulu que quelqu’un intervienne. Je veux dire… Je suis censé me débrouiller tout seul, non ? Si je viens à ennuyer des gens pour me défendre… C’est ridicule. « Non parce qu’à part moi, personne t’entend. Et étrangement, j’ai du mal à te croire tu vois. » Je frémis et relève les yeux, un peu outré, beaucoup paniqué, croisant les siens qui semblaient les chercher puisqu'ils s'y accrochent. « Je mens pas. Je l’aurais fait. Vous le rendre, je veux dire. » C’est juste un murmure, un filet de voix qui dépasse à peine le bruit alentour mais c’est vrai… Je pense. Pas en mains propre, ça c’est sûr. Mais je l’aurais sans doute fait, d’une manière ou d’une autre…
Il saisit son carnet, fixant son regard dessus quelques instants avant de reprendre la parole, « Tu sais qu’il est interdit de voler, ici ? » Ses mots me glacent et je suis presque sûr que je suis devenu d’une pâleur presqu’une inquiétante en l’espace d’une seconde à peine. Je balbutie faiblement quelques mots qui ne veulent rien dire, mon regard effrayé retombant à nouveau dans le sien. « Ce serait dommage que quelqu’un l’apprenne. » Je hoche la tête, presque frénétiquement, voyant bien trop clairement la déception dans les yeux de ma mère, identiques aux miens. Personne, personne ne devait l’apprendre. « Le dites pas. S’il vous plait. » Je lâche finalement, ma voix se débloquant sur un ton étranglé, suppliant, ma main se crispant fortement sur le bureau à mes côtés. Personne. « Je l’ai pas… J’ai rien abimé. Je l’ai même pas feuilleté. Je voulais juste regarder, c’est promis, je ne… On peut juste... On peut juste oublier ça, non ? » Je me mords brusquement la lèvre, prenant une profonde inspiration, tentant de contrôler mes nerfs trop fragiles. « S’il vous plait, je… » A nouveau, les mots se bloquent mais cette fois de ma propre volonté, refusant de lui dire que je ferais ce qu’il voulait pour qu’il garde ça pour lui. Je sais qu’il a déjà sans doute l’idée en tête, sinon il aurait jamais sorti ça comme ça, mais c’est pas une raison. Mon regard se décroche de lui, cherchant une porte de sortie, n’importe quoi qui pourrait m’aider, qui pourrait me sortir de là. Mais rien, rien du tout et j’ai cette horrible impression que je viens de me coller tout seul dans une situation qui n’est pas prête de s’arrêter et pour laquelle je connais absolument rien des tenants et aboutissants. Et je suis pas sûr que lui en sache plus.
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 20:43

Our story began with a theft
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Ca concernerait pas mon carnet, ça serait quelqu'un d'autre en face de moi, il y a longtemps que je lui aurais déjà simplement collé un avertissement menaçant avant de me barrer de là. Mais non. Il y a un truc qui m'en empêche et j'ai même pas envie de lutter. Ce poids qui vient écraser ma nuque, cette culpabilité que je m'inflige. Je verrais un psy j'en aurais des foutues choses à lui dire. Moi qui suis venu là pour oublier tout ça, voilà que je tombe nez à nez avec. Et... C'est plus fort que moi. De réagir de façon extrême, de voir au fond de ses yeux un cauchemar oublié qui revient me hanter. De m'y plonger, par une pure curiosité malsaine de ce que ça pourrait me rendre à la fin. Comme quand on est gosse et qu'on rentre dans la maison hanté du parc d'attraction, persuadé qu'on en sera effrayé mais que la fierté de l'avoir fait est trop forte pour aller à l'encontre de cet élan d'audace stupide. Comme quand on est jeune et con et qu'un panneau STOP nous pousse à continuer. Et au final, j'ai toujours été jeune et con. Enfin... Presque.
Mes gestes sont brusques et je vois bien que je l'effraie, qu'il se recule, qu'il sursaute, qu'il se crispe. Pourtant, jamais je pourrais lever la main sur quelqu'un comme lui. Plus petit, plus fragile. Ca a toujours été dans mes convictions de ne pas m'en prendre à plus fragile que moi. Homme ou femme. Peu importe ce qu'on a pu croire de moi, c'est pas dans ma nature de taper quelqu'un qui pourrait pas riposter ; ou trop faiblement. Mais je suppose que rien dans mon attitude ou mon allure ne vient lui prouver ça et j'ai pas du tout l'intention de le lui dire. Même si ses mouvements de recul sont vraiment brusques, trop même. Je suis là depuis à peine cinq minutes qu'il est déjà sur le point de se rouler en boule pour éclater en sanglots. Sauf que j'ai beau être une brute ou ce que vous voulez dans ce goût-là, je suis pas un insensible et ça commence à me foutre sérieusement mal à l'aise. « Je mens pas. Je l’aurais fait. Vous le rendre, je veux dire. » Je le toise légèrement du regard mais j'en rajoute pas à ce moment-là, plissant les yeux quand je croise à nouveau les siens.

Il me ferait presque regretté tout ça, ce gosse. Mais au fond je crois que c'est ça que je cherche. Regretter, ressentir, subir. J'ai trop longtemps cherché à cacher ce que je ressentais vis à vis de l'accident. Comme un mauvais rêve oublié, quelque chose sur laquelle on jette un drap blanc pour ne plus le voir ou même y penser. Et je m'en veux. Je m'en suis toujours voulu, que ce soit au moment de l'impact que je ressens encore au fond de mes doigts, ou lors de la fuite que mon frère m'a forcé à faire. Même le fait d'enterrer ce que j'ai fait pour pas finir dans une prison pour mineur. Honnêtement ? J'aurais préféré. Au moins, j'aurais un minimum l'impression d'avoir eu ce que je méritais et j'aurais peut-être pas fini comme ça, à chercher les emmerdes même où elles ne sont pas. C'est foutrement bête mais j'ai la sensation de m'engager sur un chemin aussi thérapeutique que masochiste. Aussi douloureux que libérateur. Et je suis pas certain d'aimer ça. Je suis pas venu pour m'enfoncer dans mes vices. Mais peut-être qu'il sera la claque dont j'ai besoin, après tout.
Menaçant, mon ton est soudain plus bas, plus calme. Pas complètement, parce que j'ai jamais su gérer ma colère - non, vraiment ? - mais l'idée est là. Et ça semble fonctionner, puisqu'il se raidit et qu'il commence à paniquer. « Le dites pas. S’il vous plait. » Je me pince les lèvres, l'observant. Je sais pas quel âge il a, pourtant il me semble presque adulte, mais sa fragilité est beaucoup trop exacerbée. A ce moment-là, j'ai l'impression de lui en vouloir. Pas que pour mon carnet et avoir vu et pris ce que j'ai toujours caché aux yeux des autres, mais pour l'avoir fait alors qu'il semble clairement pas pouvoir encaisser une dispute ou des ennuis. Il m'oblige à m'énerver et au-delà de ses yeux, son ton tremblant m'agace. Comme toujours lorsque je sais pas comment exprimer des sentiments positifs, ou sensibles, je les laisse sortir sous forme d'agacement, de colère incontrôlée et inexplicable. La plus à même d'en témoigner serait sûrement ma soeur, si je lui parlais encore.
« Je l’ai pas… J’ai rien abimé. Je l’ai même pas feuilleté. Je voulais juste regarder, c’est promis, je ne… On peut juste... On peut juste oublier ça, non ? S’il vous plait, je… » Je reste figé, à le regarder tenter de se calmer, de ne pas pleurer. Un court instant je sens mon visage se détendre puis je passe ma main dessus, exaspéré mais surtout ennuyé. Je soupire, les dents serrées. Putain qu'est-ce qu'il fout dans mes pattes celui-là... « Bon ça va, pleure pas non plus hein j't'ai rien fait. Je dirais rien alors calme toi. » Je lève néanmoins ma main tenant le carnet vers lui, le désignant. « Mais toi et moi, on en a pas terminé. T'étais pas censé voir ça. » Et surtout pas lui avec ces yeux-là. Pour le coup j'en viens à me féliciter de jamais être passé à la couleur et d'être resté sur le gris anthracite des crayons de papier. Ou peut-être que ça lui aurait pas sauté aux yeux, au final. J'en sais trop rien. Le résultat reste le même, il a posé son regard foutrement gris sur mes dessins perso. « J'peux savoir ce qui t'as pris de me le prendre ? T'as jamais vu un dessin de ta vie peut-être ? » Je soupire, tenant soudain pas en place, agité par une colère que je contiens sans même le vouloir cette fois. Puis je plisse les yeux, jetant un coup d'oeil alentour. « Qu'est-ce que t'as vu là-dessus ? De quoi tu te souviens ? Si je dis rien pour ton petit écart, c'est donnant donnant. Hm ? »
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Sam 16 Sep - 23:14



Our story began with a theftAisling & Nathaniel
Je déteste les gestes brusques. En fait, c’est même pas que je les détestes, c’est que je les supporte pas, que j’arrive pas  les gérer. Même quand ils sont pas dirigés vers moi, ça me tends et tout mon corps se crispe d’anticipation. C’est comme ça que ça se passe à la maison. Il y a presque toujours un avertissement, presque toujours quelque chose pour nous prévenir, nous faire comprendre que les instants qui vont suivre ne vont pas être beau à voir ou à supporter. C’est grâce à ça qu’on a pu écarter Louan, qu’il a jamais vraiment compris ce qu’il se passait. Une porte qui claque violemment quand Il rentre, Son poing qui heurte la table, un objet qui vole contre un mur… Ça, ou les cris. Le ton qui monte, se fait plus agressif, plus menaçant. Et seulement après Il évacue sa colère, sa frustration. C’est comme un schéma presque parfaitement rodé, auquel on peut pas – pouvait pas – échapper mais auquel, au moins, on pouvait se préparer. Il démarrait rarement à froid, après tout. Alors on savait, je sais, mon corps le sait et mon esprit l’a enregistré contre mon grès. Je supporte pas les gestes brusque, le ton qui monte, les mains qui se lèvent trop près de moi… J’y arrive pas, je réagis violemment, je m’écarte, je panique, je me prépare tout en priant pour que ça ne dure pas trop longtemps. Comme un automatisme que j’aimerais briser mais qui dirige toujours ma vie, ma façon d’agir. Ma façon d’être. Comme à cet instant où tout mon corps me hurle de m’écarter plus que ça, où mes émotions sont trop à fleur de peau, provoquant presqu’une crise de larme sous l’angoisse. Je sais que j’ai l’air ridicule, et cette certitude ne fait qu’aggraver encore plus mon état, m’empêchant de me reprendre correctement, m’empêchant d’essayer de dissimuler mes réactions, de les faire passer pour autre chose qui aurait moins l’air décalé. Moins l’air bizarre… Ou suspect.

Sa voix devient soudainement plus basse, plus menaçante et même si le calme semble plus ou moins revenir chez lui, chez moi ça provoque plutôt le contraire. Ses mots déclenchent un écho terrifié à l’intérieur de moi, une cascade glacée déferlant dans mes veines. La seule chose que je trouve à faire, c’est de le supplier de ne pas le dire. C’est de chercher intérieurement ce qui pourrait l’empêcher de le faire, sans rien trouver. Puis de paniquer, balbutier. Encore. Parce que j’ai l’impression d’être incapable de pouvoir faire autre chose. Parce qu’il voit parfaitement que j’ai peur de lui et que, peut-être, il en profite ? Mes yeux, de nouveau sur lui depuis un court moment, le fixent avec angoisse pendant les quelques instants de silence qui suivent alors que je m’oblige à inspirer profondément pour me calmer, pour enfin ralentir mon cœur, enfin arrêter les légers tremblements qui agitent mes lèvres, repousser les larmes qui effleurent de trop près la surface. Sans comprendre, je vois son visage se détendre et sa main passer dessus, un soupire agacé marquant le tout. Discrètement je jette un coup d’œil sur le côté, me demandant si ça ne serait pas le moment pour lâchement prendre mes jambes à mon coup. Il oserait pas me poursuivre, n’est-ce pas… ? Quelque part, une voix me souffle que si, il en serait capable et que je devrais peut-être éviter de le tenter. « Bon ça va, pleure pas non plus hein j’t’ai rien fait. Je dirais rien alors calme toi. » Mes épaules se décrispent légèrement, avec hésitation, alors que je lui lance un regard plein d’incompréhension, fronçant faiblement les sourcils. Une part de moi est honteuse de la remarque, conscient de l'attitude enfantine que je lui offre, l'autre est simplement profondément rassurée de la fin de sa phrase, s'y accrochant avec l'espoir qu'il ment pas. Mes yeux se tournent vivement vers la main tenant le carnet quand il le lève vers moi, louchant presque dessus en bougeant nerveusement sur place. « Mais toi et moi, on en a pas terminé. T’étais pas censé voir ça. » Je baisse la tête, ayant l’étrange et perturbante sensation d’être un gamin pris en faute. « J'peux savoir ce qui t'as pris de me le prendre ? T'as jamais vu un dessin de ta vie peut-être ? » je pince les lèvres, les pupilles rivées sur le sol, retenant les mots parce que je ne sais pas comment m’exprimer. Je sais pas comment lui expliquer ce qu’il s’est passé. Cette… Presqu’obligation que j’ai ressenti de le prendre pour mieux voir le dessin. Cette fascination que j’ai ressentie en ne faisant que l’apercevoir. Cette envie irrésistible d’en voir plus, malgré sa présence juste à côté, cette même envie qui m’a empêché d’attendre d’être à l’abri pour le faire.  
Son soupir me fait légèrement relever les yeux alors qu’il commence à s’agiter, ce qui me fait gigoter moi-même légèrement, d’appréhension, d’une crainte loin d’être évanouie, mon corps étant toujours tendu d'anticipation. C'est moins présent que tout à l’heure, peut être, mais toujours là. Je l’observe sans comprendre quand il regarde à nouveau autour de nous, reprenant, « Qu'est-ce que t'as vu là-dessus ? De quoi tu te souviens ? Si je dis rien pour ton petit écart, c'est donnant donnant. Hm ? » Je fronce un peu plus les sourcils, ne saisissant pas forcément ce qu'il veut dire. C'est là que les paroles s'échappent toute seules, sans me demander l’autorisation, teintées d'une faible frustration face à une situation que je ne comprends pas « Vous savez, si vous voulez pas qu’on voit, faut pas le laisser ouvert sur une table, hein... » J’écarquille légèrement les yeux en réalisant et me mords la lèvre, fixant brièvement les siens avant de les détourner, mes joues rougissant brusquement. Je voulais pas dire ça. Je voulais pas du tout dire ça. Comme si ma langue profitait de l’angoisse un peu redescendue pour vivre sa vie et me trahir. Je ferme les yeux, inspire profondément et reprend sans le regarder, « Je veux dire… J’ai juste vu le dessin que je regardais quand vous… Quand vous avez repris le carnet. Je … Il y a une femme dessus, elle est sur… La route ? Et on… Enfin… Ça donne l’impression qu’on arrive vers elle… Quand on regarde le dessin. Qu’on arrive vers elle en voiture. Vite. » Je me mordille la lèvre, hésitant, lui jetant un coup d’œil en biais. « Je voulais juste le voir mieux. Il… Je… Devais le voir mieux ? » Je me mords la langue cette fois, frustré. Je savais bien que je pouvais pas expliquer ce qui m’est passé par la tête. « Il est beau, j’ai pas réfléchis, j’ai pas réalisé avant de l’avoir dans la main. » Je murmure ces mots au sol, honteux. De m’être fait prendre ou de l’avoir fait, je sais pas vraiment. « Vous promettez que vous direz rien ? » J’interroge soudain en relevant le visage vers le sien, plein d’espoir, avant de froncer les sourcils, me souvenant de ce qu’il avait demandé, « …Je dirais rien non plus ? » Je tente, toujours craintif et dans l’hésitation un peu tremblante, incertain de savoir pourquoi je dois dire ça, c’est… Juste un dessin, non ? J’avais pas l’intention d’en parler à quelqu’un à la base. Et puis… Ça… Donnait l’impression que c’était trop personnel, trop… Privé pour être partagé. J’aurais jamais osé.
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MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Lun 18 Sep - 1:18

Our story began with a theft
Aisling & Nathaniel

Il a l'air d'hésiter à se détendre et au fond, je peux le comprendre. Même si j'ai beau me calmer, mon ton est loin d'être amical et ma nervosité se fait ressentir dans chacun de mes gestes légèrement hyperactifs. C'est peut-être stupide, mais le fait qu'il ait vu ces dessins en particulier me rend nerveux, anxieux. J'étais pas pour le fait d'enterrer ce secret mais maintenant qu'il l'est, j'ai aucune envie que quelqu'un vienne y fourrer son nez excepté moi. Puis... Si ça venait vraiment à se savoir, je pourrais avoir de gros problèmes. Après tout, j'ai été vite innocenté alors que c'est pas le cas. Et quand bien même je n'aurais pas d'ennuis, le fait est que ça reste quelque chose dont j'ai foutrement honte. « Vous savez, si vous voulez pas qu’on voit, faut pas le laisser ouvert sur une table, hein... » Pris de court, je ne réplique rien, le regardant s'enliser dans la situation alors qu'il semble ne pas comprendre pourquoi il a dit ça. Les sourcils relevés, je le fixe, un sourire surpris mais agacé aux lèvres avant de pencher quelque peu la tête vers lui. « Une vraie parole de coupable ça. Et je suppose que si tu l'as volé, c'est parce que je l'ai laissé traîner et que je regardais ailleurs hein ? » Sifflé-je, déglutissant légèrement en me redressant une fois de plus. Mais j'y peux rien, c'est dans ma nature de me faire menaçant, agressif, sur le qui vive, prêt à réagir d'une façon ou d'une autre. J'ai acquis ça il y a tellement d'année auparavant que c'est pas en quelques jours passés sur l'île que ces habitudes vont me quitter.

« Je veux dire… J’ai juste vu le dessin que je regardais quand vous… Quand vous avez repris le carnet. Je … Il y a une femme dessus, elle est sur… La route ? Et on… Enfin… Ça donne l’impression qu’on arrive vers elle… Quand on regarde le dessin. Qu’on arrive vers elle en voiture. Vite. » Cette fois, je fixe chacune des expressions qui passent sur son visage, cherchant un je ne sais quoi que je ne trouve pas. Comme s'il allait m'accuser et qu'une fois ses yeux ouverts, j'y verrais toute la déception et l'horreur que j'ai pu voir dans le regard de mes parents lorsque ça s'est produit. Lorsqu'ils ont su. A ce moment je remercie le fait qu'il ait ses stupides yeux gris de fermer, parce que mon visage a soudain pâlit et perdu toute son agressivité. Peut-être que je dessine plutôt correctement, mais il a l'air d'avoir vu plus que ce que je n'ai tracé. Et ça me déstabilise. J'ai jamais montré tout ça à quelqu'un. Jamais. Alors c'est la première fois que j'entends ce qu'un autre regard a perçu dans ce que j'ai exprimé. A mon plus grand malheur, il a compris beaucoup trop de chose celui-là. Bordel. « Je voulais juste le voir mieux. Il… Je… Devais le voir mieux ? » Je me secoue intérieurement, plissant les yeux en reprenant une allure plus normale. Enfin, plus normale pour moi en tout cas. J'évite son regard, pour une fois, mais lui en lance un qui souligne clairement que ses explications sont loin d'être claires. « Il est beau, j’ai pas réfléchis, j’ai pas réalisé avant de l’avoir dans la main. Vous promettez que vous direz rien ? »

Je prends le temps d'inspirer et d'expirer, de marquer ma respiration agacée mais plus légère qu'avant. Je passe ma langue sur ma lèvre inférieure, réfléchissant à je ne sais trop quoi. Sûrement qu'il doit penser que j'me demande si je vais aller dire à quelqu'un son fichu geste, mais c'est pas le cas. C'est pas le fait qu'il m'ait dérobé quelque chose qui me bloque tant que ça après tout. Mes doigts tapotent sur mon carnet que j'ai posé une nouvelle fois, sans bruit pour une fois ; enfin presque, j'ai jamais su doser mes gestes.
« …Je dirais rien non plus ? »Son hésitation achève de faire valdinguer mes songes et je me détends un peu plus, comprenant là que lui n'a strictement rien pigé de ce qu'il a pu voir dans ce dessin et pourquoi je ne veux qu'il en parle à personne. J'arrête mes tapotements et m'appuie de nouveau au bureau, regardant un instant autour de nous pour essayer de faire redescendre la pression qui a grimpé beaucoup trop vite. Mais c'est toujours comme ça, avec moi. Tout est irréfléchi, impulsif. « Ca marche. » Je me tourne à nouveau vers lui, secouant brièvement la tête. « Mais tu comptes pas sur moi pour promettre quoique ce soit. C'est des foutaises ces trucs là. » C'est bien un truc dont j'ai horreur, ça maintenant. Les promesses. « D'ailleurs tu ferais mieux de te le foutre dans le crâne au lieu de t'y accrocher. Peu importe ce qu'on te promet un jour, tôt ou tard ça se verra brisé. » Je fixe un court instant mon carnet, songeant qu'il est vraiment temps pour moi de manger au lieu de raconter des conneries philosophiques à ce voleur de carnet. Je soupire, reprenant le carnet entre mes doigts en tapant légèrement sa tranche contre le bois, relevant le regard vers lui. « Et tu devrais essayer de t'endurcir un peu aussi. C'est vrai j'ai cru que j'allais me retrouver avec un gosse qui me chiale sur le bras, clairement pas agréable comme sensation. » Et voilà le retour du ton un peu agacé mais légèrement murmuré, d'une critique ; peut-être blessante, j'en sais trop rien ; qui n'en est pas vraiment une. Parce que maintenant que la colère est retombée, je suis juste... Mal à l'aise. Il me fout mal à l'aise. Pourquoi je suis pas tombé sur un mec qui m'aurait mis son poing dans la figure ? Ca au moins, je sais gérer.
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◊ A savoir : Est venu sur l'île avec sa mère et son petit frère de sept ans son cadet / Vient d'une famille criblée de dettes et contrôlée par un père et un mari violent, dont il a déjà subit un bon nombre de fois les humeurs brutales, découlant de cela, il se méfie désormais des personnes en position d'autorité et ne leur fait pas confiance / A peur de l'eau / Son prénom est Irlandais et est le fruit d'une erreur de ses parents : C'est la version féminine d'Asling, prénom visé à la base / A développé une tendance à trop laissé traîner ses mains et a embarquer des choses qui ne sont pas à lui / Têtu mais discret, il ne supporte pas d'attirer l'attention / Un peu enfantin et assez innocent / Protecteur de sa famille mais ne pense jamais à lui /Allait entrer dans sa dernière année au lycée quand il a rempli les formulaires pour l'île / Ne sait, au final, pas quoi faire de sa vie, a l'impression de ne pas avoir de passion, de ne pas avoir de but, d'être vide / Réagit mal aux cris et mouvements brusques
◊ Rencontres : RP 1 ◊ RP 2 ◊ RP 3


MessageSujet: Re: Our story began with a theft - Nathaniel    Lun 18 Sep - 20:11



Our story began with a theftAisling & Nathaniel
Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. Je veux dire… Je ne sais vraiment pas, c’est juste sorti… Tout seul ? Je suis mortifié, presqu’horrifié. Je le connais pas, je sais pas comment il peut réagir, je sais pas s’il pourrait pas prendre ça comme si je me fichais de lui et… J’en sais rien, et je me déteste de rougir autant sous son regard clairement surpris. C’est bien le moment d’avoir de l’audace – ou de la stupidité, je sais pas trop comment je peux appeler ça franchement. Du coin de l’œil je le vois baisser un peu la tête vers moi, un sourire agacé aux lèvres, et je rentre la mienne dans mes épaules, les joues un peu trop chauffées. Mal à l’aise de son rapprochement plutôt léger pourtant, mal à l’aise surtout de la position menaçante et dominante que ça lui fait prendre sur moi à cet instant.   « Un vrai parole de coupable ça. Et je suppose que si tu l’as volé, c’est parce que je l’ai laissé traîner et que je regardais ailleurs hein ? » Il siffle ça et je frémis, entrouvrant les lèvres avant de les refermer fermement, me mordant sèchement la langue par la même occasion. Il manquerait plus que je réponde quelque chose de particulièrement idiot, comme par exemple, eh bien il y a un peu de ça, quand même et je pense qu’il me tue. Ou pas loin. En tout cas il se passerait surement pas quelque chose de très agréable pour moi, ça c’est clair, son ton l’exprime suffisamment bien comme ça.
Sans pouvoir m’en empêcher, j’expire de soulagement quand je le sens s’écarter à nouveau de moi, récupérant un peu d’espace vitale, un peu de marge. La suite, je la débite sans le regarder, sans même oser rouvrir les yeux puisque je ne suis absolument pas sûr de ce qu’il pourrait penser ou même faire en entendant que j’ai plutôt bien retenu le dessin que j’ai voulu à ce point voir de près. Vu sa question, clairement, il en avait pas du tout envie, il aurait sans doute préféré que je l’oublie à tout jamais, que j’oublie même jusqu’à la couleur du calepin qu’il agite nerveusement dans sa main. Que je l’oublie lui aussi au passage, du moins j’imagine, même si ça, ça va être particulièrement compliqué vu l’impression qu’il est en train de me faire, de me laisser. Je ne comprends pas. Il est beau – le dessin – il l’est vraiment. Il… Dégage quelque chose ? Je sais pas comment le qualifier, j’y connais rien du tout moi. Les paupières fermement closes pour quelques secondes de plus, je le revois se dessiner sous mes yeux alors que je lui décris ce que j’ai gardé en tête. La femme, le volant, son regard qui semble se fixer droit dans le nôtre. Je saurais même pas qualifier ce qu’il reflète – incompréhension, surprise, choc ? – je sais juste qu’il reflète quelque chose. Même s’il m’a repéré assez vite j’aurais largement eu le temps de tourner la page, d’en voir d’autres si je l’avais voulu. Mais je suis resté bloqué sur celui-ci à le regarder encore et encore, à chercher les moindres détails. C’est lui qui m’a accroché l’œil en premier, lui qui m’a poussé à prendre ce carnet, qui m’a mis dans cette situation. Il a quelque chose, il m’a fait quelque chose et je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça l’ennuie tellement, au point de proposer de ne rien dire pour moi, si je ne dis rien pour lui. Je sais qu’il y a plus là-dessous que ce que je comprends vaguement mais je ne vois juste pas …

Quand j’enchaine, tentant d’expliquer justement ce que j’ai ressenti, je comprends à son coup d’œil que ça ne le convaincs pas du tout. Je serre mes poings sur mes cuisses, frustré, n’arrivant simplement pas à m’exprimer autrement. Comment je peux lui dire ça ? Genre Votre dessin m’a attiré et comme je crois que je suis un peu beaucoup cleptomane sur les bords, j’ai pas pu résister ? Pas sûr que ça fasse meilleur impression, en fait.
Comme je lui redemande la confirmation qu’il va vraiment rien dire – il faut qu’il dise rien, pitié – j’entends sa respiration particulièrement marquée, reflétant toujours son agacement. Mon regard oscille entre son visage songeur et ses doigts qui tapent un rythme sur la couverture du carnet qu’il a reposé sèchement, plus attentifs aux gestes que je devrais l’être sans que je puisse m’en empêcher. Les secondes s’étirent doucement et je commence à nouveau à bouger avec nervosité, craignant que finalement cette sorte de… De marché ne l’intéresse plus et qu’il se décide à aller trouver une des personnes se chargeant de maintenir l’ordre pour lui parler de moi. J’ouvre et ferme la bouche plusieurs fois à la suite avant murmurer à nouveau quelques mots hésitants, me rappelant qu’à la base il a demandé à ce que j’en parle pas et qu’il veut peut-être… je sais pas, l’assurance que je me tairais moi aussi ? Je sais pas pourquoi, je le vois se détendre – oh pas de beaucoup mais il était tellement tendu jusqu’à présent que je peux pas louper ça – cesser ses mouvements, comme s’il venait de décider de quelque chose… Quelque chose de plus important que cette promesse que j’ai pu faire de me taire. « Ca marche. » Surpris, je cligne des yeux comme si j’étais pas certain d’avoir bien entendu avant de comprendre que c’est pourtant bien le cas. Je retiens mon sourire soulagé – pas mon souffle, par contre - mes poings se décrispant d’eux-mêmes au moment où il se tourne vers moi à nouveau. « Mais tu comptes pas sur moi pour promettre quoique ce soit. C'est des foutaises ces trucs là. » Je fronce un peu le nez, perplexe et pas du tout d’accord. N’importe quoi, les promesses c’est pas des foutaises. J’ai le temps de rien dire – d’ailleurs je devrais vraiment rien dire, j’ai assez parlé pour au moins mille ans – qu’il continue, « D'ailleurs tu ferais mieux de te le foutre dans le crâne au lieu de t'y accrocher. Peu importe ce qu'on te promet un jour, tôt ou tard ça se verra brisé. » Pour la première fois depuis qu’on est dans cette situation, je le fixe plus ou moins franchement, osant même chercher son regard qu’il a malheureusement fixé sur son carnet. Je suis comme… Choqué par ses mots tellement ils ont l’air définitif, comme s’il n’y avait plus aucunes promesses au monde susceptible d’être tenu par qui que ce soit. C’est… Triste ? Juste horriblement triste.
Un soupire lui échappe et il relève le regard, tombant dans le mien, « Et tu devrais essayer de t'endurcir un peu aussi. C'est vrai j'ai cru que j'allais me retrouver avec un gosse qui me chiale sur le bras, clairement pas agréable comme sensation. » Mes joues rougissent à nouveau, d’une faible colère et de vexation sous les mots qui résonnent d’un ton agacé. Sur le coup je détourne à nouveau les yeux, blessé, avant de me faire violence pour revenir le fixer, les sourcils un peu froncés, une moue faiblement butée sur le visage. « J’ai pas envie de m’endurcir si c’est pour faire peur à tout le monde à chaque fois que je leur parle. » Je lâche d’une voix que j’essaie de faire assurée mais qui tremble surtout beaucoup trop pour ça. Aussi vite qu’il était apparu, mon semblant de courage s’effondre comme un soufflé qui a trop attendu et je me recule, les épaules basses et le regard qui fuit à nouveau. Je me force pourtant à reprendre, d’une voix faible, ne comprenant même pas pourquoi je tiens tant que ça à répliquer alors que je pourrais juste me taire et le laisser s’en aller. Mettre enfin un terme à ce moment qui ressemble un peu trop à un supplice angoissant. « Et c’est faux. Pour les promesses je veux dire. C’est pas des foutaises, elles seront pas toutes brisées. Y a plein de gens qui tiennent leur promesse. Moi je tiens les miennes, je fais toujours ce que je peux pour ça ! C’est… C’est triste de penser ça. » Je me mords à nouveau la lèvre inférieure, un peu trop fort, mes yeux braqués sur le sol, encore. Je devrais me taire maintenant, je devrais vraiment me taire. Je sais pas pourquoi ça me tenait à cœur de le dire, tellement à cœur que j’ai un peu surmonté la peur qu’il me provoque pour parler, mais je… Je veux pas me mettre à penser que les promesses, c’est n’importe quoi. Je crois déjà en presque plus rien, désillusionné par la vie, je veux continuer de croire à ça, même un peu, même si j’ai tort. Finalement, je termine en marmonnant d’une voix presqu’inintelligible, « Et puis c’est faux aussi pour les larmes. J’allais pas pleurer. » Ça, par contre, c’est complètement un mensonge et on le sait tous les deux.

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